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Les femmes enceintes exposées à des composés chimiques des plastiques et cosmétiques ont un risque accru de complications par une augmentation du stress oxydant
L’exposition aux phtalates est associée à des complications pendant la grossesse et à un risque accru de naissance prématurée. Une nouvelle étude (1) parue dans Environmental Health Perspectives montre par quel mécanisme les phtalates agissent : l’augmentation du stress oxydant liée à l’exposition aux phtalates expliquerait les effets néfastes de ces produits chimiques sur la santé des femmes enceintes.
Les phtalates sont des produits chimiques utilisés pour rendre les matières plastiques plus souples mais on les trouve également dans des produits cosmétiques tels que déodorants, parfums, lotions…les phtalates peuvent entrer dans le corps par ingestion, inhalation ou à travers la peau. Le plus souvent les phtalates sont métabolisés et excrétés par l’organisme mais l’omniprésence de ces produits fait qu’une majorité de personnes ont un contact quotidien avec les phtalates. Les métabolites des phtalates sont d’ailleurs retrouvés dans les urines des femmes enceintes.
Les phtalates sont essentiellement connus pour leur action en tant que perturbateurs endocriniens. Pourtant, des études in vitro et sur les animaux ont montré qu’ils pouvaient également être un facteur de stress oxydant, soit en induisant la libération d’espèces réactives de l’oxygène (radicaux libres) soit en altérant les défenses antioxydantes. Le stress oxydant apparait lorsqu’il y a rupture d’équilibre entre les espèces réactives de l’oxygène et les antioxydants qui protègent l’organisme. Le stress oxydant est impliqué dans un certain nombre de maladies (cancer, diabète, maladie d’Alzheimer...)
Chez les femmes enceintes, l’augmentation des biomarqueurs du stress oxydant a été associée à l’augmentation du risque d’interruption de la grossesse, de pré-éclampsie, d’accouchement prématuré et de retard de croissance fœtale.
Dans cette étude, les chercheurs ont analysé des échantillons d’urine de 482 femmes enceintes à 4 moments de la grossesse. Ils ont évalué 9 métabolites de phtalates et 2 biomarqueurs de stress oxydant.
Les résultats montrent qu’il existe une association entre la présence de phtalates et les niveaux accrus de biomarqueurs du stress oxydant.
« On ne connait pas exactement l’impact de l'augmentation du stress oxydant sur la grossesse, mais cela constitue un domaine de recherche important », a déclaré le Dr John Meeker, auteur de l'étude. La même équipe de chercheurs a montré dans une autre analyse menée sur la même cohorte de femmes que les biomarqueurs du stress oxydant sont associés à un risque accru d'accouchement prématuré. D'autres effets, tels qu’un développement anormal du fœtus ou des complications de la santé maternelle, peuvent également être liés au stress oxydant.
les résultats de cette étude rejoignent ceux de travaux de recherche antérieurs : la même équipe a déjà rapporté cette association entre phtalates et biomarqueur du stress oxydant chez des femmes enceintes (2). Une autre étude menée sur 469 couples (3) montre que l’exposition aux phtalates augmente le stress oxydant, lui-même impliqué dans une diminution de la fertilité chez les couples particulièrement exposés à ces produits chimiques.
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