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Les hommes qui mangent le plus de poissons gras, riches en oméga-3, réduiraient d’un tiers leur risque de diabète de type 2 à long terme. C’est le résultat d’une petite étude finlandaise qui paraît dans Diabetes Care et qui a comparé les concentrations sanguines en oméga-3 avec l’incidence du diabète.
Les acides gras oméga-3 à longue chaîne (EPA, DPA, DHA) se trouvent dans les huiles de poissons et les poissons gras : saumon, sardines, maquereaux, harengs… Il est souvent conseillé aux non-végétariens de consommer au moins deux portions de ces poissons par semaine.
L’objectif de cette étude était de rechercher les associations entre diabète et concentrations en acides gras oméga-3 à longue chaîne dans le sang (EPA, DPA, DHA) ainsi qu'en acide alpha-linolénique (ALA), qui est le précurseur de ces acides gras et qui est apportée classiquement à l'homme par les noix, les graines de lin ou l'huile de colza. Les chercheurs ont également mesuré le niveau de mercure. Le mercure peut en effet contaminer le poisson et avoir des effets sur la santé. Cependant, les bénéfices du poisson seraient supérieurs au risque de contamination.
Les chercheurs ont utilisé les données de l’étude Kuopio Ischaemic Heart Disease Risk Factor (KIHD) pour connaître les concentrations en oméga-3 dans le sang de 2 212 hommes finlandais. Les participants, âgés de 42 à 60 ans au démarrage de l’étude entre 1984 et 1989, ont été suivis 19 ans. Les concentrations en acides gras oméga-3 dans le sang ont permis de partager les participants en 4 groupes. Le mercure des cheveux a servi de biomarqueur d’exposition et des enregistrements alimentaires ont été réalisés sur 4 jours.
Le surpoids est un facteur de risque du diabète de type 2 : l’alimentation et d’autres facteurs jouent un rôle dans son incidence. Si le contrôle du poids et l’exercice permettent de réduire le risque de diabète, les résultats concernant les apports en oméga-3 sont assez contrastés. Un lien protecteur a été observé dans des populations asiatiques, mais il n’a pas été confirmé dans d’autres études réalisées en Europe ou aux Etats-Unis.
Résultats : pendant le suivi, 422 hommes ont été diagnostiqués avec un diabète de type 2. Les 25 % d’hommes qui avaient le plus d’EPA+DPA+DHA dans le sang avaient 1/3 de risque en moins de développer un diabète de type 2 que ceux qui faisaient partie des 25 % ayant le moins d’oméga-3. Les chercheurs n'ont pas trouvé d'associations sgnificatives entre les apports en ALA ou le niveau de mercure et le risque de diabète. En conclusion, la concentration en acides gras oméga-3 à longue chaîne dans le sang, un marqueur fiable de la consommation de poisson, était associée à un risque réduit de diabète de type 2 à long terme.
Il s'agit d'une étude d'observation ne permettant pas à elle seule de conclure à une relation de cause à effet.
Source
Virtanen JK, Mursu J, Voutilainen S, Uusitupa M, Tuomainen TP. Serum omega-3 polyunsaturated Fatty acids and risk of incident type 2 diabetes in men: the kuopio ischemic heart disease risk factor study. Diabetes Care. 2014 Jan;37(1):189-96. doi: 10.2337/dc13-1504.
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