Des chercheurs de Stanford ont mis au point une intelligence artificielle capable de prédire plus de 100 maladies — cancers, Parkinson, démence, maladies cardiovasculaires — à partir des données d’une seule nuit de sommeil.
Une étude rapporte que les somnifères prescrits sur une longue période n’améliorent pas la qualité du sommeil chez les femmes après deux ans de traitement.
Les troubles du sommeil sont courants et ont des conséquences sur la santé : risque de mortalité accrue, diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires et obésité. Un sommeil de mauvaise qualité a également des effets sur la santé mentale, l’humeur et augmente le risque de dépression.
Certaines personnes se laissent tenter par les somnifères (benzodiazépines par exemple) qui s’accompagnent généralement d’un risque d’accoutumance et d’effets secondaires. Les essais cliniques indiquent que les somnifères peuvent être efficaces sur une courte période (moins de 6 mois). Toutefois, les troubles du sommeil sont généralement chroniques et les personnes qui en souffrent continuent parfois à prendre des somnifères pendant de nombreuses années. Mais ces médicaments sont-ils efficaces sur le long terme ? C’est à cette question que des chercheurs ont souhaité répondre. Leurs résultats sont publiés dans la revue BMJ Open.
Les chercheurs ont évalué les troubles du sommeil (difficultés à s’endormir, réveils fréquents, réveil tôt le matin) sur une échelle de 5 points allant de l’absence de difficulté (aucune nuit par semaine) à des difficultés de sommeil pendant 5 nuits ou plus par semaine, chez des femmes âgées en moyenne de 49,5 ans. Les troubles du sommeil ont été comparés entre 238 femmes qui prenaient des somnifères sur ordonnance et 447 qui n’en prenaient pas, au début de l'étude puis après 1 et 2 ans.
Plus de 70% des femmes ont signalé des troubles du sommeil au moins 3 fois par semaine. Les femmes qui prennent des somnifères ont des scores de :
Les femmes ne prenant pas de somnifères avaient des scores similaires avec seulement 0,1 point de moins (2,6, 3,7 et 2,7). Et après un an, aucune diminution significative des scores n’a été observée parmi les femmes prenant des somnifères ou non, et il n'existait plus de différence entre les deux groupes. Après deux ans, idem : les troubles du sommeil sont similaires chez les femmes sous somnifères et celles n’en prenant pas.
Les somnifères sont initialement prescrits pour de courtes périodes, avec efficacité chez certaines personnes. Mais beaucoup de patients deviennent des utilisateurs à long terme. Pourtant, l’efficacité des somnifères sur de longues périodes n’est pas prouvée (des essais contrôlés randomisés manquent). Les auteurs suggèrent que les personnes présentant des troubles du sommeil chroniques soient informés et puissent ainsi se tourner vers d’autres méthodes pour les aider à mieux dormir.
Même si les somnifères peuvent aider ponctuellement certaines personnes, il est préférable pour éviter les risques d’accoutumance et les effets secondaires, de se tourner vers des méthodes naturelles, d'autant que l'efficacité à long terme des somnifères n'est pas prouvée. Plantes, mélatonine et thérapie comportementale et cognitive peuvent aider à réduire les troubles du sommeil. Récemment, une étude a mis en avant l’efficacité du safran pour améliorer la durée et la qualité du sommeil.
Quelques bonnes habitudes peuvent également être efficaces : être actif en journée, manger léger le soir, éviter les écrans avant d’aller au lit, se coucher à heures fixes….
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