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La rapamycine, un médicament utilisé pour éviter les rejets de greffe pourrait bien être la prochaine pilule anti-âge miracle. Mais son effet immunodépresseur pose problème.
A-t-on trouvé la pilule anti-âge miracle ? Peut-être si l’on en croit les résultats d’une étude américaine qui vient de montrer que ce composé, découvert dans les sols de l’Ile de Pâques allonge la durée de vie de vieilles souris.
Les chercheurs de l’Université du Texas aux Etats-Unis ont donné de la rapamycine en complément alimentaire à des souris de 20 mois, ce qui correspond à un âge de 60 ans chez l'homme. Ils ont ensuite comparé leur durée de vie à celle de souris nourries normalement et du même âge.
Résultat : les souris complémentées en rapamycine ont eu une durée de vie allongée de 38% par rapport aux souris non complémentées. Chez l’homme, la rapamycine est un médicament normalement donné pour éviter les rejets de greffe. Selon les auteurs, la rapamycine aurait pour effet de retarder le développement des cancers et les maladies cardiovasculaires. Elle aurait aussi les mêmes effets sur l’organisme que la restriction calorique dont on soupçonne les effets positifs sur l’allongement de la durée de vie.
« C’est la première fois que l’on observe, chez des organismes assez âgés, que le processus de vieillissement peut être ralenti et la durée de vie allongée par un médicament » affirme le professeur Randy Strong de l’Université du Texas.
Avant vous ruer sur la rapamycine, n’oubliez pas que ce composé a des effets immunodépresseurs, c'est-à-dire qu’il affaiblit le système immunitaire et augmente le risque d’infection. Chez les souris de laboratoire qui vivent dans un environnement protégé, ça ne pose pas de gros problèmes. Pour nous en revanche, c’est plus problématique…
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