Les bons coureurs ont plus de sex-appeal

Par Lanutrition.fr Publié le 14/04/2015 Mis à jour le 10/03/2017
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Le fait d'être capable de courir de longues distances semble lié à un plus grand potentiel reproductif masculin.

Comment les femmes de l'époque des chasseurs-cueilleurs choisissaient-elles leur partenaire ? Peut-être d'après leur façon de courir. D’après une étude de l’université de Cambridge parue dans PLOS One, les capacités d'endurance des hommes seraient liées à leur potentiel reproducteur et pourraient signaler d'autres qualités typiques du bon chasseur telles que l’intelligence et l’altruisme, des caractéristiques les rendant plus désirables aux yeux de ces dames.

Chez nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, certains étaient plus efficaces que d’autres mais la viande ramenée était probablement répartie dans le groupe, les bons chasseurs faisant ainsi bénéficier la communauté du produit de la chasse, ce qui favorisait leur réputation de générosité. L’homme qui chassait bien pouvait donc paraître plus attirant aux yeux des femmes qui y décelaient une meilleure aptitude à protéger les autres. À cette époque se pratiquait probablement la « chasse de persistance » qui consistait à traquer la proie jusqu’à l’épuisement ou l’hyperthermie de celle-ci, parfois pendant la partie la plus chaude de la journée. Ce type de chasse nécessitant évidemment de bonnes capacités d’endurance.

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Dans cette étude, les chercheurs ont étudié 542 coureurs, dont 439 hommes, lors d’un semi-marathon à Nottingham. Ils ont mesuré chez eux le rapport de longueurs entre les doigts D2 et D4. En effet, des études précédentes ont montré que les personnes qui ont été exposées à de plus grandes quantités de testostérone lors de la vie prénatale ont un annulaire plus long (doigt 4) par rapport à l’index (doigt 2). Ce rapport entre les doigts indique le potentiel reproducteur d’un homme. Ainsi, un faible rapport D2 :D4 est associé avec un nombre de spermatozoïdes plus élevé.

Les temps réalisés au semi-marathon ont été relevés. Les chercheurs ont trouvé que les 10 % d’hommes avec le rapport de doigt le plus « masculin » ont couru en moyenne 24 min et 33 s plus vite que les 10 % d’hommes qui avaient le ratio le moins masculin. La corrélation existait aussi chez les femmes mais elle était bien moins prononcée, ce qui suggère une sélection évolutive plus forte chez les hommes : les 10 % de femmes avec les ratios les plus masculins couraient en moyenne 11 min et 59 s plus vite que les 10 % avec les ratios les moins masculins.

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Conclusion pour les chercheurs : les hommes avec un meilleur potentiel reproducteur sont de meilleurs coureurs d’endurance. À l’époque des chasseurs-cueilleurs, ces capacités d’endurance pourraient avoir été utilisées par les femmes comme un signal de meilleure qualité génétique, les bons coureurs ayant plus de chances de posséder d’autres caractéristiques des bons chasseurs comme l’intelligence (pour traquer les proies) et la générosité.

Source

Longman D, Wells JC, Stock JT. Can persistence hunting signal male quality? A test considering digit ratio in endurance athletes. PLoS One. 2015 Apr 8;10(4):e0121560. doi: 10.1371/journal.pone.0121560.

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