Longtemps associé à la psychiatrie, le lithium, un oligoélément naturellement présent dans notre alimentation, pourrait jouer un rôle jusqu’ici insoupçonné dans le déclenchement de la maladie d'Alzheimer.
Des patients Alzheimer ont vu leur mémoire s’améliorer grâce à une thérapie associant nutrition, exercices, compléments alimentaires, gestion du stress...
Depuis sa description par Alois Alzheimer, la maladie qui porte son nom n’a pas trouvé de traitement médicamenteux efficace. Mais une petite étude parue dans Aging et portant sur 10 patients souffrant de troubles de la mémoire, un programme personnalisé associant changements alimentaires, gestion du stress et exercice montre pour la première fois qu'on peut améliorer les performances cognitives de 9 personnes sur 10 en 3 à 6 mois.
Contrairement à d’autres maladies chroniques, la prévalence de la maladie d’Alzheimer continue d’augmenter dans la population. C’est pourquoi il est particulièrement important de trouver des solutions pour prévenir et soigner cette maladie.
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Cette étude menée par l’université de Californie a inclus 10 patients qui avaient des pertes de mémoire associées à une maladie d’Alzheimer, un déficit cognitif léger de type amnésique (aMCI) ou un trouble cognitif subjectif. 6 patients avaient dû arrêter de travailler ou rencontraient des difficultés à conserver leur travail. Le programme comprenait 36 points impliquant des changements alimentaires, de la stimulation cérébrale, de l’exercice, une optimisation du sommeil, des vitamines, etc, mais il a été personnalisé en fonction de chaque individu. Par exemple, dans le cas particulier d’une patiente qui perdait son chemin pour rentrer chez elle, le programme thérapeutique comprenait :
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Résultats : seul un patient avec un Alzheimer avancé n’a pas eu d’améliorations dans son état. Sur les 6 patients qui avaient dû arrêter de travailler ou rencontraient des difficultés à conserver leur travail, tous ont pu rester ou retourner au travail. Un des effets majeurs a été l’amélioration de l’IMC.
Les résultats suggèrent qu’au moins dans les stades précoces le déclin cognitif est en partie lié à des processus métaboliques. Cependant, le programme était difficile à suivre et aucun n’a suivi le protocole en entier : les patients reprochaient au programme des changements importants dans leur alimentation et leur mode de vie et le nombre élevé de pilules à prendre chaque jour.
L’étude suggère que la perte de mémoire des patients peut donc être inversée par des changements dans le mode de vie des patients et que les améliorations peuvent être durables. Dale Bredesen, auteur de ces travaux, explique que dans le cas de la maladie d’Alzheimer il n’existe pas de médicament unique capable d’arrêter ou de ralentir la maladie. Comme la maladie d’Alzheimer est complexe, la solution doit être multiple et combiner différentes stratégies.
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L'avis de LaNutrition.fr. Cet article est intéressant car il expose pour la première fois plusieurs cas de patients améliorés en attaquant tous les versants de la santé à la fois : alimentation et complémentation, exercice, gestion du stress. Il vient compléter le programme décrit par le Dr Michèle Serrand (lire un extrait ICI >>), fondé sur le régime cétogène, lui aussi pauvre en glucides. Toutes ces approches sont bien le signe qu'Alzheimer est une maladie du mode de vie et qu'il est maintenant possible de la stabiliser ou l'inverser par des changements de mode de vie.
Dale E. Bredesen. Reversal of cognitive decline: A novel therapeutic program. Aging, September 2014.
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