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Eve Tiollier, la diététicienne-nutritionniste des rugbymen tricolores dévoile pour LaNutrition.fr le contenu des assiettes des joueurs. Avec un exemple de menu pour cette Coupe du monde 2015.
Eve Tiollier compose les assiettes du XV de France depuis 4 ans. Nous lui avons demandé ce qui est servi aux joueurs pendant cette Coupe du monde.
Eve Tiollier : C’est très standardisé vous savez. Pour chaque repas, à l’hôtel, tous les groupes d’aliments sont proposés dans un buffet : de la viande ou du poisson, des végétaux, des féculents… Chaque joueur choisit ce qu’il souhaite manger. Je veille simplement à ce que les repas soient relativement riches en glucides et en protéines avec des portions qui s’adaptent au sportif, mais aussi à bien placer tous les nutriments indispensables.
Pour cette Coupe du monde, comme pour tous les championnats, je définis les apports alimentaires des repas de manière à ce qu’ils offrent tout ce dont a besoin le joueur en fonction de sa morphologie et des efforts physiques effectués. Nous avons, avec le préparateur physique, défini plusieurs profils nutritionnels en fonction des différents gabarits afin de déterminer les doses alimentaires nécessaires à chacun. Vous imaginez bien qu’un demi de mêlé de 80 kg n’aura pas les mêmes besoin qu’un deuxième ligne dépassant les 120 kg. Mais tout dépend aussi du contexte sportif. Les phases de récupération notamment, après un match, sont primordiales : pour que l’organisme puisse retrouver rapidement son potentiel, les joueurs doivent compléter les repas réguliers avec des boissons de récupération, des barres de céréales, des compléments glucidiques ou encore des jus de fruits.
Oui, en quelque sorte. Je confectionne les menus qui sont ensuite envoyés par la Fédération aux différents hôtels. Ensuite le médecin de l’équipe de France prend le relais une fois qu’il est sur place, moi je fais tout ce qu’il y a en amont.
De nos jours, dans les grands hôtels, il peut y avoir des chefs de toutes les nationalités, mais sachez qu’aujourd’hui les Anglais ont acquis une certaine renommée dans la prise en compte de l’alimentation des joueurs.
C’est toujours la même chose les veilles de match : de la verdure puis des pâtes (sauce bolognaise en général) et un sorbet. Si tout cela a l’air très stéréotypé, c’est parce qu’il ne faut pas que les joueurs perturbent leur organisme. Par exemple nous excluons les aliments riches en fibres qui pourraient affecter le système digestif. Après nous sommes forcément plus souples à l’issue des matchs. Mais dans une compétition comme la Coupe du monde, avec des matchs très rapprochés, il faut vite retrouver la rigueur indispensable à la bonne santé des joueurs.
Bien sûr, l’aspect nutritionnel est désormais très pris en compte, mon intervention en est la meilleure preuve. Il y a encore quelques années, il n’était pas question de faire appel à un diététicien ou nutritionniste. J’ai entendu récemment le témoignage d’anciens rugbymans qui expliquaient que, lors de la préparation d’une Coupe du monde dans les années 1980, ils leur arrivaient de se préparer d’énormes chaudrons de cassoulet ! Des écarts que les joueurs ne pourraient se permettre aujourd’hui.
Le poisson en général et les végétaux comme dans la population générale !
Oui, les gabarits des joueurs vont déterminer la configuration de l’assiette ! La composante musculaire étant plus élevée que dans beaucoup d’autres sports, des apports protéiques supérieurs seront nécessaires.
Oui, le préparateur physique, le médecin et le chef du Centre National de Rugby de Marcoussis et moi-même travaillons de manière concertée.
Oui, au minimum ! Malheureusement, je n’ai pas réussi à faire modifier les menus (rires).

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