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Dans un article récent publié par notre confrère Les Echos, le directeur général de Candia, M. Giampaolo Schiratti, assure que « 6 à 10% des Français » sont intolérants au lactose, le sucre du lait. D’où viennent ces chiffres, et surtout sont-ils fiables ?
Tous les bébés digèrent le lactose grâce à une enzyme appelée lactase. Mais en grandissant, l’activité de leur lactase diminue de 75 à 90% dans l’espèce humaine parce qu’elle est inutile à l’aune de l’évolution, nos ancêtres ne consommant plus aucun lait après le sevrage. Cependant, les descendants des peuples d’éleveurs du néolithique (Europe du Nord, Caucase, Peulhs, Masaïs, etc…) ont, il y a 5000 ans environ, développé des mutations génétiques qui maintiennent la lactase en activité même à l'âge adulte. Aujourd’hui, seules ces populations, minoritaires dans l’espèce humaine peuvent digérer le lactose du lait après l’enfance.
Combien sont ces mutants ? On estime qu’ils représentent 25 à 30 % des habitants de la planète, surtout en Europe du Nord et Europe centrale, en Amérique du Nord, Australie… En France, on les rencontre principalement dans le nord du pays. Plus on va vers le sud, plus la non-persistance de la lactase est la règle ; c’est aussi le cas pour les populations d’origine africaine ou asiatique.
L’industrie laitière minimise systématiquement aussi bien la prévalence de l’intolérance au lactose que ses manifestations. Son leitmotiv depuis des années, c’est que seuls 6 à 10% des Français ne tolèrent pas le lactose, d’où ces chiffres dans Les Echos. Ils sont bien évidemment faux.
En effet, la non-persistance de la lactase (intolérance au lactose) varie en Europe selon un gradient nord-sud et ouest-est. Elle est d'environ 10% en Suède, 18% en Finlande, 15% en Allemagne et en Grande-Bretagne, 15-20% en Autriche, 20% dans le nord de l'Italie, plus de 80% en Sardaigne, 55% dans les Balkans. En France, elle est d’environ 17% dans le nord et 65% dans le sud, soit au final environ 41% de la population.
Mais ne comptez pas sur l’industrie laitière pour l’ébruiter.
Lire aussi : Peut-on consommer du yaourt quand on ne tolère pas le lactose ?
Source
de Vrese M, Stegelmann A, Richter B, Fenselau S, Laue C, Schrezenmeir J.Probiotics--compensation for lactase insufficiency. Am J Clin Nutr. 2001 Feb;73(2Suppl):421S-429S. Review. PubMed PMID: 11157352.
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