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L’un des moyens d’avoir une idée de son tonus vagal consiste à mesurer la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC). Différents outils connectés le permettent. Avec les conseils de Navaz Habib, auteur du livre Super nerf vague.
Pour libérer tout le potentiel de son nerf vague, il faut d’abord savoir s’il fonctionne bien. Pour cela, il est possible de se baser sur la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC).
Un cœur en bonne santé n’a pas un rythme constant ; l’intervalle entre chacun de ses battements fluctue légèrement : ce sont ces variations que révèle la VFC. À l’aide d’un électrocardiogramme, on mesure la durée entre deux ondes R consécutives (les pics affichés sur le relevé graphique), puis on traite ces données.
Les signaux parasympathiques du nerf vague ralentissent le rythme cardiaque, tandis que les signaux sympathiques l’accélèrent. La VFC offre donc un aperçu des interactions entre la partie sympathique et la partie parasympathique du système nerveux autonome, et reflète la faculté de l’organisme à s’adapter aux facteurs de stress.
« Une VFC élevée est, en général, un signe de bonne santé et de résilience. Cela montre que le système nerveux autonome fonctionne correctement, avec souplesse et réactivité. À l’inverse, une VFC basse est souvent corrélée à des troubles (pathologies cardiovasculaires, stress, anxiété, dysfonctionnement du système autonome…). En révélant l’état de fonctionnement de notre système nerveux autonome, la VFC est le meilleur indicateur de la capacité d’adaptation de notre corps face au stress et autres épreuves, » dit Navaz Habib.
Nul besoin de faire un électrocardiogramme (ECG) chez le médecin, il existe actuellement des outils pour mesurer la VFC chez soi. Toutefois ces outils moins sophistiqués et moins coûteux ne seront peut-être pas aussi fiables que des mesures d'ECG.
Pour Navaz Habib, « Les plus précis semblent être les ceintures thoraciques, qui enregistrent l’activité électrique du cœur. » Ces dispositifs sont souvent vendus aux sportifs qui veulent contrôler leur rythme cardiaque pendant leur entraînement, comme la ceinture Polar H10, disponible chez Decathlon en France. Ces capteurs de fréquence cardiaque sont équipés de dispositifs Bluetooth. Une application séparée est nécessaire pour consulter les données. Pour cela, il existe par exemple l’application Elite-HRV, à installer sur son smartphone. L’inconvénient de ces ceintures est qu’elles peuvent être désagréables à porter pendant un exercice et ne sont pas conçues pour être utilisées sur une durée prolongée.
C’est beaucoup de personnes leur préfèrent des capteurs à porter au poignet, par exemple avec les marques Fitbit et Garmin ou les bracelets Whoop. Ces appareils enregistrent les pulsations cardiaques en détectant le débit sanguin dans les vaisseaux du poignet « Les montres connectées ne sont pas très précises pour évaluer la VFC, mais ce sont de bons trackers d’activité qui permettent de se faire une idée globale de son état de santé, » explique Navaz Habib.
Encore plus léger à porter, il y a l’anneau Oura Ring qu’il suffit de porter au doigt. « J’en possède un depuis cinq ans et j'en suis très satisfait, dit Navaz Habib. S’il mesure de façon assez fiable la VFC et d’autres paramètres lies a l’activité physique, il est surtout intéressant pour les données qu’il collecte durant le sommeil. » Inconvénient de l’anneau : il peut être gênant dans certaines activités (pour porter des objets lourds) et il risque de se rayer.
L’utilisation de ces appareils invite cependant à la prudence quant à l’interprétation des résultats. Beaucoup de paramètres peuvent modifier votre VFC. « Nous sommes tous différents, dit Navaz Habib, donc il ne sert à rien de comparer sa VFC avec celles d’autres personnes. Si l’on mesure sa VFC, c’est pour la comparer à sa VFC de référence, afin de noter son évolution au jour le jour. »
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