Les mariages heureux sont-ils une question de génétique ?

Par Juliette Pouyat - Journaliste scientifique Publié le 22/02/2021 Mis à jour le 22/02/2021
Actualité

Selon une étude menée sur 71 couples, la présence d’une variation spécifique d’un gène augmenterait les chances d’être satisfait de sa relation amoureuse dans les premières années de mariage.

Pourquoi c’est important

Avoir des relations amoureuses satisfaisantes joue un rôle essentiel dans la réussite de la vie professionnelle et de la vie sociale.  Mais être heureux en amour serait aussi important pour la santé que l’activité physique ou l’arrêt du tabac comme le suggèrent des études menées sur le sujet. Malheureusement, il arrive fréquemment que la relation amoureuse procure moins de satisfaction à mesure que les années passent, sans pour autant aboutir à un divorce.

Étant donné l’impact de la satisfaction relationnelle sur la santé et le bien-être, il peut être intéressant de comprendre quels facteurs déterminent quel profil de personne aura plus tendance à devenir rapidement insatisfait de sa relation amoureuse. Dans une nouvelle étude parue dans la revue Scientific Reports, des chercheurs se sont intéressés à l’effet de la génétique sur les différences observées entre les individus en ce qui concerne la satisfaction relationnelle.  

L’étude

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont étudié l’impact de la génétique sur la qualité de la relation amoureuse chez 142 participants (71 couples). Ils ont pour cela recueilli l’ADN des jeunes mariés trois mois après le mariage et les participants ont commencé à répondre à un questionnaire à ce moment-là puis tous les 4 mois pendant 3 ans.

Les chercheurs se sont notamment intéressés à la variation « CC » du gène CD38, un gène qui est lié au comportement social chez les rongeurs et à un niveau accru de gratitude chez l’homme. Ici, les scientifiques ont voulu vérifier s’il existait une association entre la variation CC du gène CD38 et les niveaux de confiance, de pardon et de satisfaction du mariage.  

D’après les résultats obtenus, les personnes porteuses du gène CD38 « CC » étaient plus à même de faire confiance ou d’accorder leur pardon à leur partenaire et ressentaient également plus de gratitude et de reconnaissance. Les personnes avec le génotype CC ont rapporté des niveaux plus élevés de satisfaction relationnelle (notamment grâce à la confiance qu’elles accordaient à leur partenaire) que les personnes avec un profil génétique différent.

Les chercheurs soulignent toutefois que les relations amoureuses et le mariage des personnes qui n’ont pas ce profil génétique spécifique ne sont pas voués à l’échec ! Il s’agit en effet d’une association pas d’une relation de cause à effet.

En pratique

Même si des prédispositions génétiques peuvent jouer un rôle dans la satisfaction que l’on peut ressentir vis-à-vis de son mariage elles ne font certainement pas tout ! Par exemple, la présence de la jalousie au sein du couple marié est un véritable problème : elle réduit considérablement la satisfaction relationnelle. La réussite du mariage nécessite implication et complicité que la jalousie met à mal. Si la jalousie perturbe votre bonheur conjugal, certaines techniques peuvent vous aider à vous en débarasser : la méthode Tipi qui permet de nettoyer ses émotions perturbatrices et de libérer ses peurs inconscientes ou la méthode NERTI qui aide à corriger les réactions émotionnelles anormales. 

Pour notre santé, nous avons tout intérêt à être heureux en amour : le bonheur conjugal réduit le risque d’accident vasculaire cérébral et protège notre santé mentale. Il est possible de cultiver l’amour pour préserver notre santé, notamment grâce à la cohérence cardiaque.

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