Pour garder la santé, cultivez l'amour

Par Lanutrition.fr Publié le 18/10/2011 Mis à jour le 10/03/2017
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Dans son livre Les 3 émotions qui guérissent, Emmanuel Pascal, coach en cohérence cardiaque, explique comment cultiver les trois grandes émotions et sentiments qui améliorent la santé et nous rendent heureux. Dans cet extrait, il sera question du plus connu, l’amour, et d’une de ses déclinaisons, l’attachement.

« L’amour possède un lien étroit avec nos équilibres biologiques. La science, sans le nommer, s’est intéressée aux effets de l’amour sur la santé. En 2010, ont été publiés les résultats d’une étude menée par des chercheurs en médecine préventive de Tel Aviv entre 1963 et 1997. Sur 10 000 hommes interrogés, ceux qui se disaient épanouis dans leur mariage ont eu 64 % d’accidents vasculaires cérébraux en moins par rapport aux célibataires ou aux hommes qui se déclaraient insatisfaits. À Chicago, des sociologues ont suivi plus de 9 000 Américains âgés de plus de 50 ans pour étudier la relation entre statut marital et état de santé. Cette étude a révélé que les personnes dont le mariage dure sont en meilleure santé que les célibataires, les veufs ou les divorcés non remariés. Les mariés heureux présentent notamment moins de risque de dépression. Selon les chercheurs, l’échec amoureux est une importante source de stress, ce qui expliquerait son lien avec une santé dégradée. Mais cet effet peut être compensé par un remariage.

Les études établissant un lien entre des relations d’amour harmonieuses et la santé sont multiples. Elles sont utiles car elles nous permettent d’objectiver les faits et d’en tirer certaines lois. Mais faut-il une étude pour savoir qu’un nourrisson ne survit pas plus de quelques heures sans la tendresse de sa mère ? Qu’un vieillard dépendant meurt si on le laisse sans soin ? Nous savons que le bébé a besoin d’attention, de paroles et de contacts physiques – autant de manifestations d’amour – pour se développer normalement. (…) L’attention, les soins, les caresses, la tendresse sont tout simplement nécessaire à la survie ! (…)

Lors d’expériences scientifiques menées sur de jeunes couples, il a été mesuré que les mots blessants ou les paroles accusatrices font immédiatement monter le taux de cortisol – l’hormone du stress – de la personne incriminée. Sécrété trop abondamment, trop longtemps, le cortisol épuise notre organisme et peut nous mener à la dépression. Il a été également mesuré statistiquement, au cours d’entretiens, une corrélation entre les taux de cortisol des membres d’un jeune couple lors de discussions et la réussite du mariage à moyen et long terme. Un taux de cortisol élevé est prédictif d’une séparation dans les années qui suivent.

Or les séparations ruinent notre santé. On sait également qu’une forte colère provoque un effondrement immunitaire mesuré par une chute de notre taux d’immunoglobuline A pendant plusieurs heures. Toute les émotions qui limitent notre ressenti d’amour limitent à proportion notre bien-être et notre espérance de vie en bonne santé ! À l’inverse, ressentir de l’amour est associé à une amélioration de notre cocktail hormonal : baisse des hormones du stress, augmentation de la DHEA – l’hormone anti-vieillissement – libération d’endorphines, les hormones euphorisantes et antidouleur, etc. L’amour est également associé à une amélioration de la pression artérielle. Il y a donc un gain objectif de santé à ressentir l’amour et à ne pas vivre d’émotions qui en diminue la perception. Idéalement, pour une santé parfaite et un bonheur durable, il faudrait ressentir l’amour en permanence.

Est-ce possible ? À première vue, il semblerait que non. L’objet de notre amour est fuyant. Les situations de tendresse ont toutes une fin. Les personnes que nous aimons disparaissent de notre vie. Nous nous séparons d’elles, elles nous quittent ou elles meurent. (…) Comment, dans un tel contexte, ressentir cet amour guérisseur, cet amour non coloré par des sentiments contraires ? Existe-t-il un moyen de le vivre en toutes circonstances ?

(...) Qu’importe la réponse finalement puisque, quel que soit notre état du moment, nous gagnons à aimer plus pour être mieux. L’amour n’est pas un commandement. C’est un idéal. En ce sens, il est accessible à tout un chacun d’améliorer son statut amoureux, de faire grandir sa propension à aimer. Les pages qui suivent sont une invitation à cultiver l’amour pour lui-même. Parce qu’aimer est bon et que ça fait du bien… »

L’attachement

« Un homme entreprend la traversée d’une rivière à bord d’un radeau. Arrivé sur l’autre rive, il a peur de le laisser. Il continue son chemin en le portant sur son dos. Au bout d’un certain temps, le radeau lui pèse. Il le dépose enfin et poursuit sa route, léger… »

Cette histoire nous vient de la tradition zen japonaise. Elle résume bien cette propension humaine à s’attacher aux objets en oubliant leur finalité. C’est ainsi que nombre d’entre nous accumulent l’argent bien au-delà de leurs besoins, s’accrochent aux biens matériels, refusent tout partage et vivent dans la crainte d’être volés.

(…) Pour les neurosciences, le sentiment d’attachement est une capacité commune aux animaux supérieurs. Au cours de l’évolution, le tronc cérébral ou cerveau primitif – siège des fonctions vitales et de survie, s’est ramifié en cerveau émotionnel (système limbique) lequel s’est ramifié en cerveau pensant appelé néocortex. Or ce n’est qu’à partir du néocortex et de ses liaisons avec le système limbique qu’est apparue la capacité d’attachement. Privés de cette fonction, de ce raffinement du cerveau, les reptiles sont capables de manger leurs petits, ce que les mammifères ne font pas. Il existe donc un substrat biologique à l’attachement. L’attachement n’est pas la possessivité ni la jalousie, il est simplement une forme humaine – et animale – de l’amour, tel que nous sommes en capacité de l’expérimenter. L’attachement aux êtres est l’émotion qui nous permet d’exprimer tendresse, douceur, fidélité. Peut-on imaginer renoncer à ce qui nous distingue des varans et des serpents pour être en pleine santé ?

(…) La pratique de la résonance cardiaque peut nous faire ressentir la vertu d’un attachement équilibré. En régulant nos émotions, en accroissant la production d’ocytocine, cette hormone qui favorise l’attachement entre la mère et l’enfant, la tendresse entre amants, l’envie d’être ensemble et la fidélité entre amis, cette pratique associée à une évocation accroit notre capacité à manifester l’amitié ou l’amour envers les autres. Par un attachement mesuré – plutôt qu’un non-attachement anti-physiologique – nous pouvons aimer plutôt que de saisir, serrer tendrement au lieu d’enserrer, tenir à l’autre sans le retenir. L’attachement aux êtres est le moyen à notre disposition pour les aimer. Il est source de joie dans la rencontre et la relation et de peine dans la séparation. N’ayons crainte de nous attacher à autrui, si c’est pour aimer.

Tout en respirant de manière ample et profonde, de préférence en cohérence cardiaque, nous pouvons ressentir l’émotion d’attachement pour une personne qui nous est chère (ami, parent, guide spirituel, Bouddha, le Christ ou même un animal...). Cette émotion peut être tendresse, douceur, amour ou encore vénération. Pensons à cet être et ressentons physiquement, sous la forme d’un sourire, d’une chaleur dans le cœur, de l’envie de serrer dans nos bras, de la sensation d’être aimé, etc. Ressentons le caractère précieux de cette relation.

 

Pour aller plus loin : Les 3 émotions qui guérissent (Emmanuel Pascal)

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