Trop de protéines à 4 ans = des kilos en trop à 7 ans

Par Marie-Céline Ray Publié le 25/02/2017 Mis à jour le 11/04/2017
Actualité
Les enfants qui mangent plus de protéines à quatre ans ont un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé trois ans plus tard.

Les enfants qui mangent le plus de protéines à l’âge de quatre ans risquent de se trouver en surpoids trois années plus tard. C’est ce que suggère une étude portugaise portant sur 2000 enfants parue dans la revue International Journal of Obesity.

Les protéines participent à la construction de l’organisme. Elles sont donc indispensables à la croissance des enfants. Dans les aliments, elles peuvent être d’origine animale (produits laitiers, viandes, poissons, œufs…) ou végétale (protéines de soja, quinoa, céréales, légumineuses…). Si les protéines sont nécessaires, y a-t-il des quantités à ne pas dépasser ?

Dans cette étude de l’université de Porto, les chercheurs ont voulu évaluer l’association entre les apports protéiques et la charge glycémique à l’âge de quatre ans, et l’adiposité et l’insuline trois ans plus tard. Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet Generation XXI (G21), qui suit la croissance et le développement d’une cohorte d’enfants nés au Portugal. 
Après avoir ajusté les résultats en fonction de différents paramètres, les chercheurs ont trouvé que les apports protéiques étaient associés avec l’IMC chez les filles comme les garçons : un excès de protéines à l’âge de quatre ans se traduisait par un IMC plus élevé à l’âge de sept ans. L’obésité infantile étant un problème croissant dans le monde, agir au plus tôt est primordial.

Il y avait aussi des différences entre les garçons et les filles. Chez les garçons, des apports protéiques élevés étaient associés à une masse grasse plus importante et un tour de taille plus élevé. De plus, ils étaient liés aussi à un taux sanguin d’insuline à jeun plus haut. Enfin, la charge glycémique des aliments consommés à quatre ans était associée à l’IMC et à l’adiposité chez les garçons à l’âge de sept ans.

La charge glycémique évalue l’impact d’un aliment sur la glycémie. De manière générale, une alimentation avec une charge glycémique élevée augmente le risque de diabète, d’obésité et de maladies cardiovasculaires.

En résumé, ne pas donner trop de protéines (œufs, charcuterie, viande notamment) aux jeunes enfants et veiller à la charge glycémique de leur alimentation pourrait aider à prévenir surpoids et obésité.


 

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