Le sport sur ordonnance serait efficace

Par Julien Hernandez Publié le 26/11/2018 Mis à jour le 26/11/2018
Actualité

La prescription médicale d’une activité physique adaptée augmente drastiquement la quantité réelle de sport pratiqué par les patients. Une bonne nouvelle pour la santé publique. 

Pourquoi c’est important

L’activité physique est un des piliers fondamentaux d’une bonne santé. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la sédentarité serait la 4e cause de maladies non transmissibles. Or, dans les pays occidentaux, le travail de bureau, les déplacements en voiture,  la prise d'ascenseurs et d'escalators favorisent une inactivité préoccupante, pas forcément rattrapée par des séances hebdomadaires de sport (il existe ce qu'on appelle des "sportifs sédentaires").

Il est donc primordial d’augmenter la pratique sportive chez les populations occidentales, au risque d'assister à une augmentation inéluctable des maladies chroniques telles que l'obésité ou les maladies cardiovasculaires. Bonne nouvelle : une récente étude suggère que le sport sur ordonnance (basé sur le modèle suédois) pourrait être un outil efficace pour accroître réellement la pratique sportive des patients. 

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Ce que dit l’étude

Pour les besoins de leur méta-analyse, les chercheurs ont rassemblé 9 essais contrôlés randomisés évaluant les liens entre prescription d’activité physique, niveaux d’activité physique réelle, taux de maladie et taux de mortalité. 

Les scientifiques ont comparé les données de 642 patients séparés en deux groupes : 

  • Les groupes contrôles sans ordonnance d’activité physique.
  • Les groupes d’études, qui se voyaient prescrire une activité physique adaptée et individualisée + un suivi adéquat (12 semaines en moyenne).

Les résultats sont assez bluffants :  le temps d’activité physique pouvait être multiplié par 2 grâce à la prescription, soit 2 à 3 séances supplémentaires par semaine. En d'autres termes, les patients bougaient en moyenne 3 heures de plus que ceux qui n'avaient pas eu d'ordonnance.

En revanche, aucun bénéfice n’a été constaté sur les taux de maladie et de mortalité. Une absence de résultats positifs que les scientifiques imputent à la faible durée des suivis. Les auteurs de cette étude suggèrent, sur la base de leurs conclusions, d'intégrer la prescription d’activité physique dans la routine classique des soins médicaux.

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En pratique 

En France, depuis le 1er mars 2017, les médecins sont habilités à vous prescrire du sport  si vous êtes atteint d’une affection de longue durée. Plusieurs structures sont spécialisées dans la prise en charge sportive des patients, notamment cancéreux. L’activité physique y est individualisée au maximum, ce qui permet une pratique efficace, respectueuse et sereine. Néanmoins, comme l'on souligné les chercheurs, tous les patients devraient pouvoir bénéficier de sport sur ordonnance, sans qu'il soit réservé aux malades chroniques.

Quoi qu'il en soit, il est toujours bon d’échanger un peu de son "temps sédentaire" contre de l’activité physique adaptée, individualisée et plaisante. Par ailleurs, se lever régulièrement au bureau, utiliser les escaliers, faire un petit tour pendant la pause déjeuner... permettent d'augmenter son activité physique au quotidien.

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