Faire du sport quand il fait froid : quel impact sur le métabolisme ?

Par Marie-Céline Ray Publié le 07/01/2021 Mis à jour le 08/01/2021
Actualité

Selon une étude récente, nous brûlons plus de graisses quand il fait 0 °C plutôt que 21 °C en pratiquant des exercices courts de haute intensité (HIIT).

Pourquoi c’est important

En hiver, les basses températures peuvent nous décourager de pratiquer un sport en extérieur, qu'il s'agisse d'un jogging, d'une promenade à vélo ou d'un match de tennis. Or, le froid influence le métabolisme. On peut donc se demander comment la température modifie les taux de lipides et de glucose dans le sang après un exercice intense.

L’exercice HIIT (high-intensity interval training), ou entraînement fractionné, consiste à alterner de courtes périodes d’effort intense (sprint, vélo à un rythme soutenu…) avec des périodes de récupération (marche…). Ce type d’entraînement a montré ses bienfaits sur la glycémie et la sensibilité à l’insuline de personnes pré-diabétiques et diabétiques. Une étude récente a évalué les effets du HIIT selon la température à laquelle il est pratiqué.

Lire : Diabète : un entraînement HIIT pour mieux contrôler sa glycémie

Ce que montre l’étude

Cette étude de l’université Laurentienne (Canada) a porté sur 11 jeunes adultes en surpoids, mais en bonne forme physique. Le protocole, décrit dans la revue Journal of Applied Physiology, s’étalait sur deux jours consécutifs.

Le premier jour, à 19h, les volontaires ont fait des séries d’exercices brefs à haute intensité, de type « entraînement HIIT ». Ils alternaient dix fois de suite une minute de vélo à 90 % de leur effort et une période de récupération de 90 secondes à 30 % de l’effort. L’expérience a été réalisée à une température de 0 ° ou 21 °C. Le lendemain matin, les participants ont consommé un petit déjeuner riche en graisses vers 8h15.

Des prélèvements sanguins ont permis de mesurer l’oxydation des lipides, ce qui donne une idée de la quantité de graisses « brûlées ». Ces analyses ont été réalisées le jour de l’effort et le lendemain, pour connaître la réponse postprandiale, c’est-à-dire après le repas.

Les auteurs ont trouvé que l'exercice dans le froid augmentait l'oxydation des lipides de 358 % pendant l'exercice par rapport à un exercice identique à 21 °C. Mais le lendemain, après le petit déjeuner, il n’y avait pas de différences. Toujours le lendemain après le petit déjeuner, la glycémie était plus élevée quand l’exercice était pratiqué à basse température ; la réponse glycémique était meilleure après l’exercice à 21 °C.

Cela pourrait s’expliquer par le fait que les participants ont plus utilisé de glucides (plutôt que des lipides) lors de l’exercice à température ambiante. Du coup, le lendemain, ils avaient moins de réserves de glucides.

L’exercice à basse température augmente donc l’oxydation des lipides, mais la réponse postprandiale le lendemain semble moins favorable pour la glycémie. Les auteurs en concluent que « bien que des bénéfices aigus semblent être présents pendant une HIIT intense dans le froid, les réponses métaboliques postprandiales sont moins favorables lorsque des exercices d'intervalle de haute intensité sont effectués avec une exposition aiguë au froid. »

Lire aussi : Les conseils d'un coach sportif pour l'hiver

En pratique

L’entraînement fractionné (HIIT) est intéressant pour les personnes qui n’ont pas beaucoup de temps à consacrer au sport, ou pour des débutants. Il permet par exemple d’alterner une marche rapide et une marche plus lente. Demandez conseil à votre médecin si vous n’avez pas pratiqué de sport depuis longtemps.

Des livres pour aller plus loin : Reprendre le sport, Training express pour le triathlon et Cross training pour les sports de combat

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