Des chercheurs de Stanford ont mis au point une intelligence artificielle capable de prédire plus de 100 maladies — cancers, Parkinson, démence, maladies cardiovasculaires — à partir des données d’une seule nuit de sommeil.
Le manque de sommeil pourrait contribuer à l’obésité infantile.
Chez les enfants, comme chez les adultes, un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité est un facteur de risque d’obésité : non seulement l’obésité favorise les troubles du sommeil, mais les troubles du sommeil peuvent aussi favoriser l’obésité. Comment l’expliquer ?
Les personnes qui manquent de sommeil voient leur taux de leptine – l’hormone de la satiété - diminuer de manière importante dans leur organisme. Le manque de sommeil augmente aussi l’activité cérébrale dans l’amygdale, une zone émotionnelle associée à l’envie de manger.
De plus, le temps supplémentaire passé éveillé est souvent du temps sédentaire, au cours duquel de mauvaises habitudes alimentaires peuvent se mettre en place : le temps en plus peut être alloué à du grignotage par exemple car il donne de nouvelles plages horaires pour manger. Enfin, quand on est fatigué, on peut avoir tendance à se laisser tenter par des choix alimentaires moins sains, comme des sucreries et des desserts.
Des chercheurs néo-zélandais ont donc voulu savoir si une privation de sommeil chez des enfants augmentait leurs apports énergétiques et réduisait la qualité de leur alimentation. Ils ont recruté 105 enfants âgés de 8 à 12 ans, qui avaient habituellement un bon sommeil (8 à 11 h/nuit). Pour cette expérience, les enfants se sont couchés 1 h plus tôt ou 1 h plus tard que d’habitude, pendant 7 nuits consécutives.
Résultats : lorsque les enfants ont été légèrement privés de sommeil, leurs apports énergétiques quotidiens augmentaient en moyenne de 233 kJ, avec significativement plus d'énergie provenant d'aliments non essentiels (416 kJ). « Cette privation de sommeil relativement légère a augmenté l'énergie obtenue à partir des glucides, des sucres et des aliments non essentiels, » commentent les auteurs.
De plus, « ces enfants ont également consommé beaucoup plus d'énergie, en particulier des aliments ultra-transformés, des aliments non essentiels et des boissons sucrées, » constatent les auteurs. « Dormir moins a également influencé plusieurs comportements alimentaires ; les parents ont rapporté que les enfants mangeaient de plus en plus en fonction de leurs émotions pendant la semaine de restriction du sommeil ».
Les auteurs en concluent qu’une légère privation de sommeil peut jouer un rôle dans l'obésité des enfants en augmentant l'apport calorique venant d'aliments non essentiels et ultra-transformés.
Ces résultats paraissent dans The American Journal of Clinical Nutrition.
Dans J’apprends à mieux dormir, Shawn Stevenson constate : « Concernant les plus gros écrans, les résultats montrent que les enfants qui ont la télévision dans leur chambre ont de moins bonnes notes à l’école et sont plus sujets aux troubles du sommeil. Et pour couronner le tout, la télé dans la chambre est associée à un risque d’obésité plus élevé. »
Pour coucher les enfants, il est recommandé d’installer un rituel le soir. Un bain peut faciliter l’endormissement.
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