Les personnes obèses souffrent davantage de douleurs chroniques. La graisse abdominale pourrait en être un facteur clé, selon une étude récente.
Au travail ou dans la vie quotidienne, les douleurs musculo-squelettiques sont devenues un mal fréquent dans notre société. Selon les données du Global Burden of Disease 2019, 1,71 milliard de personnes dans le monde ont souffert de telles douleurs chroniques (1). Quand elle touche plus de deux zones du corps, la douleur musculo-squelettique est qualifiée de « multisite » ; ces douleurs multisites sont plus fréquentes que les douleurs « monosites ». Les douleurs musculo-squelettiques, qui touchent la majorité des personnes âgées, représentent un problème majeur de santé publique, car elles conduisent à une mauvaise qualité de vie voire au handicap (2).
Précédemment, il a été démontré qu'il existe un lien entre l’obésité et les douleurs musculo-squelettiques, mais les mécanismes ne sont pas bien compris. Est-ce lié aux graisses abdominales, réputées comme particulièrement nocives pour la santé ?
Pour savoir si l'excès de tissu adipeux influence les douleurs musculo-squelettiques, des chercheurs australiens ont analysé les données de 32 409 participants de l’étude UK Biobank, dont la moitié étaient des femmes (âge moyen : 55 ans).
Des examens IRM ont mesuré la quantité de graisse autour des organes abdominaux (tissu adipeux viscéral) et sous la peau (tissu adipeux sous-cutané). Lors de l'examen, les chercheurs ont demandé aux participants s’ils avaient ressenti des douleurs au cou, à l'épaule, au dos, à la hanche, au genou ou dans tout le corps depuis plus de trois mois. L’IRM et l’évaluation de la douleur ont été répétées environ deux ans plus tard pour 638 participants (3).
Les analyses ont montré une association entre le nombre de sites de douleur chronique et la quantité de tissu adipeux au niveau de l’abdomen, viscéral et sous-cutané, avec une association plus forte chez les femmes. Ces différences entre les sexes pourraient être dues à la répartition des graisses corporelles et aux hormones.
Les auteurs en concluent que la réduction des graisses abdominales pourrait contribuer à soulager la douleur musculo-squelettique chronique, en particulier si elle est ressentie à plusieurs endroits du corps.
Perdre des graisses au niveau du ventre n’est pas toujours facile. JB Rives, auteur du best-seller Le fasting, l’a expérimenté : « Pour beaucoup de gens, le Fasting suffit pour revenir à son poids idéal facilement, et y rester, dit-il. Mais ce n'est pas une protection absolue face aux excès, ou si on reprend de mauvaises habitudes. Sans activité physique, ou avec certaines pratiques alimentaires, on peut reprendre un peu, ou bloquer les choses. Dans mon cas, c'était sous la forme d’une petite couche autour du nombril. C'est là que je me suis rendu compte qu'une approche spécifique au gras du ventre était nécessaire, complémentaire au jeûne intermittent. »
Dans son livre Gras du ventre – La solution, il donne sa méthode pour perdre du ventre, notamment en réduisant les aliments ultra-transformés, les glucides avec un index glycémique élevé, et en pratiquant des exercices ciblés.
Commercialisé sous les noms Ozempic et Wegovy, le sémaglutide promet une perte de poids sans effort. Ce médicament suscite un espoir inédit : voir enfin reculer l'épidémie mondiale d'obésité. Dans son ouvrage Pilule miracle, Johann Hari nous éclaire sur cette révolution pharmaceutique et ses implications.