Comment on arrive à satiété

Par Lanutrition.fr Publié le 12/05/2009 Mis à jour le 06/02/2017

Tout au long de la journée, l’organisme enchaîne sensations de faim et de satiété. LaNutrition.fr vous explique les mécanismes qui régissent ces sensations.

En général après un repas, nous sommes censés ne plus avoir faim. Comment l’organisme nous pousse-t-il à nous alimenter environ toutes les 4 heures et nous permet-il par la suite d’être rassasiés ?


Pourquoi on a faim ?

La faim est un état de motivation interne qui conduit à la recherche et à la consommation d’aliments. La sensation de faim, souvent désagréable, commence en général après quelques heures sans manger. Il s’agit d’une baisse transitoire de la glycémie qui peut s’accompagner de fatigue intellectuelle ou physique, voire de vertiges et bien sûr de contractions de l’estomac : on dit que le ventre « gargouille ». En fait, la faim pousse l’organisme à satisfaire les cellules afin qu’elles puissent exercer leur rôle, fonctionnel ou de structure. Une fois la faim comblée, les cellules envoient un signal au cerveau pour lui faire savoir qu’il n’est plus nécessaire de manger : c’est la satiété.


Le cerveau : centre de l’appétit et centre de la satiété

La satiété correspond au terme extrême du rassasiement : c’est une sensation que l’on ressent après manger, quand on n’a plus faim et qui provoque normalement l’arrêt de la prise alimentaire. Le centre de l’appétit et de la satiété est l’hypothalamus, une glande située dans le cerveau. Chez les rats, on a constaté que des lésions de l’hypothalamus ventro-médiant conduisaient à une prise de poids excessive alors qu’une perte de poids excessive était observée pour des lésions de l’hypothalamus latéral. Les chercheurs en ont conclu que ce dernier était le centre de la faim qui stimule le comportement alimentaire et que l’hypothlamus ventro-médiant était le centre de satiété qui signale à l’organisme qu’il faut cesser de manger.


Les signaux de satiété

La sensation de rassasiement intervient lorsque le cerveau reçoit les signaux de satiété. Ils augmentent au fur et à mesure que l’individu se nourrit et peuvent être de différents types :

  • Sensoriels : des récepteurs intrabuccaux (dents, langue, palais, muscles, ligaments) permettent de ressentir l’aspect, l’odeur, la texture et le goût de l’aliment et vont envoyer au cerveau un influx nerveux.
  • Digestifs : l’entrée des aliments dans l’estomac provoque la distension des mécanorécepteurs qui vont ensuite transmettre un message au système nerveux central.
  • Hormonaux : l’arrivée des aliments dans le tube digestif va également induire la sécrétion de différentes hormones qui jouent un rôle sur la satiété : la leptine, l’insuline et la cholécystokinine. Leur libération dans le sang réduit la prise alimentaire en envoyant, via le nerf vague, le message de satiété au cerveau.
  • Enfin, le temps de contact entre les nutriments et les cellules de l’intestin grêle prolonge la durée de la satiété.

Il existe dans l’hypothalamus ventro-médian des populations de neurones qui ont besoin d’histamine, un neurotransmetteur sécrété suite à la mastication, pour communiquer et transmettre le message de satiété. 15 à 20 minutes après le début du repas c’est-à-dire après le début de la mastication, l’histamine arrive jusqu’à l’hypothalamus et commande au cerveau d’arrêter de manger. Nous allons ainsi terminer le repas et la prise alimentaire sera inhibée pour une certaine durée, dépendante de la composition du repas.

 

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