Thon : les quantités hebdomadaires à ne pas dépasser

Par Lanutrition.fr Publié le 02/09/2014 Mis à jour le 10/03/2017
Un adulte de 80 kg ne devrait pas consommer plus d’une boîte de thon albacore par semaine, du fait des taux de mercure, selon une association de consommateurs. Les femmes enceintes devraient l'éviter.

Manger du poisson, c’est bon pour la santé, mais cela dépend lequel… Un article du magazine Consumer reports, publié par une association de consommateurs américaine, demande à la Food and Drug Administration, dont dépend la réglementation sur l'alimentation américaine, de reconsidérer ses recommandations pour la consommation hebdomadaire de thon. La raison : le risque d’exposition au mercure.

Dans de nouvelles recommandations, la FDA incite les femmes et les jeunes enfants à manger plus de poisson : pour l’autorité sanitaire américaine en charge des produits alimentaires, les femmes enceintes, qui allaitent ou veulent avoir un enfant, devraient manger entre 230 et 450 g de poisson par semaine.

Lire : Mercure : combien de poisson par semaine ?

Mais pour l’association de consommateurs, il faudrait faire attention aux espèces de poissons consommés afin d’éviter d’absorber trop de mercure. Le mercure est toxique pour le cerveau et le système nerveux. C’est notamment vrai pour les fœtus ; les enfants et les adultes peuvent aussi subir les effets nocifs du mercure alimentaire, comme des problèmes de coordination motrice, de sommeil, ou dans le langage.

Lire : La consommation de poisson associée à la présence de mercure dans le sang

L’article indique des quantités moyennes de thon en conserve (g/semaine) à ne pas dépasser selon votre poids (voir tableau ci-dessous).

Poids (kg)30405060708090100
Thon albacore6080100120140160180200
Thon listao (bonite à ventre rayé)165220275330385440495550

 

 

 

Pour l’association de consommateurs, les femmes enceintes ne devraient pas consommer de thon du tout ; les autres devraient réduire leur consommation de thon en boîte car « étant donné sa popularité et son contenu en mercure, le thon en boîte compte pour 28 % de l’exposition des Américains au mercure.» Le thon albacore, contenant plus de mercure, devrait être évité : par exemple, un adulte de 80 kg ne devrait pas en manger plus d’une boîte de 160 g par semaine.

Le thon listao, une espèce dont les stocks ne sont pas menacés peut être plus consommé, mais pas plus de 3 boîtes par semaine pour un adulte de 80 kg. En France, selon une enquête de Greenpeace de septembre 2014, cette espèce serait surtout commercialisée en boîte par Système U, suivi d'Intermarché. Le thon germon (ou thon "blanc", apprécié pour sa chair) n'est pas évoqué dans l'article, mais il est encore plus contaminé que l'albacore.

Lire : Mercure : le poisson n'est pas la principale source de contamination

La contamination du thon par le mercure s'explique par le fait qu'il se trouve au somment d'une pyramide alimentaire. En effet, les plantes et petits animaux qui contiennent du mercure sont mangés par des poissons, eux-mêmes mangés par des poissons plus gros ; le mercure s'accumule dans les tissus de ces animaux. C’est pourquoi les poissons les plus gros et vivant le plus longtemps ont tendance à contenir plus de mercure que les plus petits poissons.

Lire : Les bénéfices du poisson sont supérieurs aux méfaits du mercure

L'article fait la liste des poissons qui devraient être explicitement recommandés. Ainsi, les poissons et fruits de mer qui contiennent très peu  de mercure sont les crevettes, coquilles Saint-Jacques, sardines, saumon sauvage et d’Alaska, huîtres et calmars. Une personne de 60 kg peut en manger 1 kg par semaine et un enfant de 20 kg 500 g par semaine. Parmi les produits de la mer ayant peu de mercure on trouve par exemple le haddock, le colin, la sole, la truite, le maquereau d’Atlantique, le crabe. Une personne de 60 kg peut en manger 500 g par semaine et un enfant de 20 kg 170 g.

Les poissons à éviter sont notamment le requin, l’espadon, le flétan, le thon. 

Lire : Grossesse : faut-il avoir peur du poisson ?

Special report: Can eating the wrong fish put you at higher risk for mercury exposure? Consumer Reports. Août 2014.

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