Le régime cétogène améliore le syndrome des ovaires polykystiques

Par Sarah Amiri Publié le 18/01/2012 Mis à jour le 21/01/2021
Actualité

Adopter un régime kéto, une nouvelle piste de traitement du syndrome des ovaires polykystiques ? Des chercheurs l'ont testée.

Pourquoi c’est important

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), aussi appelé syndrome de Stein-Leventhal, est une maladie fréquente qui touche les femmes. D'une origine mal connue, elle se manifeste par un dérèglement de l'axe hypothalamo-hypophysaire dont le rôle est de contrôler naturellement notre production d'hormones sexuelles. Les femmes qui en souffrent développent ainsi fréquemment une résistance à l'insuline (pouvant évoluer vers le diabète), prennent du poids et ont des symptômes de virilisation (acné, pilosité excessive, etc.).

Comme de nombreuses maladies chroniques, une modification de l’alimentation pourrait être utile. Ici, c’est le régime cétogène, de plus en plus testé par les femmes souffrant de ce trouble, que des scientifiques ont décidé d'évaluer dans une étude publiée dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology.

L’étude

L’étude a comparé sur 18 participantes en situation d’obésité et de NAFLD (stéatose hépatique ou maladie du foie gras), les effets du régime cétogène avec ceux d’un traitement médicamenteux conventionnel pendant 12 semaines.

Résultats : le régime cétogène semble aider à gérer les déséquilibres des paramètres métaboliques et notamment ceux concernant le foie. En effet, les signes de stéatose hépatique ont disparu chez 6 des 7 participantes du groupe cétogène après 12 semaines, alors qu'ils n'ont disparu que chez une seule des 10 participantes du groupe témoin. Ce changement dans l’alimentation des participantes a aussi permis de réduire les troubles du cycle menstruel et de rééquilibrer les taux d'estradiol et de progestérone de la même manière que le traitement.

En pratique

Pour de meilleurs résultats, le régime cétogène doit être orienté vers les végétaux et limiter les aliments inflammatoires notamment les graisses saturées. Le régime céto-alcalin que propose le Dr Anna Cabeca pour les troubles liés à la ménopause pourrait s’avérer valable aussi pour le syndrome des ovaires polykystiques.

À lire aussi : Soigner le syndrome des ovaires polykystiques naturellement (Abonné)

Références
  1. Jian Li Wen‐Pei Bai Bo Jiang Le‐Ran Bai Bei Gu Shu‐Xiang Yan Fu‐Ying Li Bin Huang. Ketogenic diet in women with polycystic ovary syndrome and liver dysfunction who are obese: A randomized, open‐label, parallel‐group, controlled pilot trial. Journal of Obstetrics and Gynaecology Research. First published: 18 January 2021 https://doi.org/10.1111/jog.14650
     

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