Moins de syndrome métabolique chez ceux qui mangent bio

Par Juliette Pouyat Publié le 01/10/2018 Mis à jour le 02/10/2018
Actualité

Les résultats de l’étude française NutriNet montrent que les personnes qui consomment le plus d’aliments bio, donc sont moins exposées aux pesticides, ont moins de risque de souffrir d’un syndrome métabolique (un facteur de risque cardiovasculaire et de diabète).

Pourquoi c’est important

Le syndrome métabolique est caractérisé par la conjonction d'un ensemble de facteurs tels que l’obésité, notamment abdominale, l’hypertension, des triglycérides élevés, des troubles du métabolisme du glucose et de l’insuline. Le syndrome métabolique concernerait 25% de la population européenne, et conduit à un risque accru de développer un diabète de type 2 ou une maladie cardiovasculaire.  

Une mauvaise alimentation, le manque d’activité physique et le tabagisme peuvent augmenter le risque de syndrome métabolique. Aucune étude n’a pour l’instant évalué le rôle du mode de production des aliments sur le risque de syndrome métabolique. Pourtant, les travaux menés jusqu’ici suggèrent que l’exposition aux pesticides pourrait contribuer à l’augmentation du nombre de cas d’obésité, de diabète de type 2 ou d’autres troubles métaboliques.

C’est pourquoi dans une nouvelle étude parue dans l’European Journal of Nutrition, des chercheurs se sont intéressés à l’effet d’une alimentation issue de l’agriculture biologique (qui minimise l’exposition aux pesticides) sur le risque de syndrome métabolique.

L’étude

Les chercheurs ont utilisé les données concernant 8174 participants français à l’étude NutriNet-Santé et ont analysé l’association entre la proportion d’aliments bio consommés et le syndrome métabolique.

Les résultats montrent qu’une consommation importante d’aliments issus de l’agriculture biologique (au moins 38% des aliments) est associée à un risque plus faible de présenter un syndrome métabolique. Ceux qui mangent plus d’aliments bio ont en effet une glycémie, une pression artérielle, des triglycérides et un tour de taille plus faibles que ceux qui mangent peu, voire pas du tout, d’aliments bio. Selon les chercheurs, ces résultats peuvent s’expliquer par l’exposition plus faible aux pesticides chez les personnes qui consomment le plus de produits bio.

D’après les résultats des chercheurs, c’est la consommation de produits végétaux (fruits et légumes) bio qui est particulièrement bénéfique. Car ce sont eux qui contribuent le plus à l’exposition aux pesticides via l’alimentation lorsqu’ils sont issus de l’agriculture conventionnelle.

En pratique

Cette étude ne permet pas d'établir un lien de cause à effet entre alimentation bio et risque moindre de syndrome métabolique. De même, il n'est pas exclu que les personnes qui mangent le plus bio soient aussi celles qui ont par ailleurs une meilleure qualité de vie et de plus hauts revenus, ce qui peut biaiser les résultats. Malgré tout, l'exposition aux pesticides n'est pas anodine et il vaut mieux opter, autant que possible pour des végétaux bio. Les fruits et légumes bio sont connus pour contienir plus d’antioxydants et moins de toxiques.

Si vous achetez des végétaux issus de l'agriculture conventionnelle, lavez bien vos fruits et légumes avant de les manger ou de les préparer dans une eau avec un peu de sel (2%) ou de vinaigre blanc (10%). On peut éliminer jusqu'à 75-80% des résidus de pesticides grâce à un bon lavage. De plus, il est important de varier les légumes et les fruits de manière à ne pas être plus exposé à un produit qu'à un autre. Voici également une liste de fruits et légumes qu'il vaut mieux acheter bio.

Enfin, de manière générale, pour éviter de souffrir d’un syndrome métabolique, limitez vos apports en sucre et en produits ultra transformés.

A lire : 10 dangers avérés des pesticides

 

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