Fatigue, stress, sommeil perturbé, repas copieux... Les fêtes mettent nos cellules à rude épreuve. Découvrez comment les pratiques du biohacking peuvent vous aider à traverser cette période – et les mois qui suivent – avec plus d’énergie.
En boostant des mécanismes cellulaires cruciaux tels que l’autophagie, la restriction calorique et l’exercice nous permettraient de vivre plus longtemps en bonne santé.
Les premiers travaux (chez la souris) relatifs à la restriction calorique et à la longévité datent de 1976 (1). Ils se sont ensuite multipliés et toutes sortes de corrélations sont apparues entre restriction calorique, exercice et longévité. Un peu avant cela, Christian de Duve, prix Nobel de physiologie en 1974 a découvert un mécanisme cellulaire qu’il a nommé l’autophagie (littéralement "se manger soi-même", une forme de recyclage de ses déchets par la cellule) qui est intimement lié au vieillissement. En bref, l’autophagie contribue à maintenir nos cellules en bonne santé.
Lire aussi : Les secrets de l’autophagie, ou comment nos cellules se débarrassent de leurs déchets
Par la suite, plusieurs expériences ont mis en évidence des liens étroits entre restriction calorique, exercice et autophagie. Il semble qu’on puisse parler désormais, 42 ans après le début de la recherche sur la question, de mécanisme causal. Une récente revue fait le point sur les preuves expérimentales existantes entre autophagie, vieillissement, restriction calorique et exercice.
Une équipe de chercheurs a rassemblé une quantité impressionnante de données scientifiques afin d'expliquer l'impact de la restriction calorique et de l’exercice sur nos cellules.
La restriction calorique favorise l’autophagie en facilitant l’expression de certaines protéines (AMPK, une enzyme intervenant dans le métabolisme énergétique et SIRT1, un gène supresseur de tumeur notamment) et en inhibant un complexe protéique bien précis (TORC1 qui intervient dans le métabolisme énergétique et empêche l'autophagie). En réalité, on pense maintenant que c'est grâce à son action sur l'insuline que la restriction calorique permettrait de vivre plus longtemps.
Lire aussi : L’insuline, clé du vieillissement (abonnés)
Si chez Caenorhabditis elegans (un petit ver d’un millimètre), ces mécanismes permettent d’augmenter de 2 à 3 fois son espérance de vie, les effets sont plus modestes chez l’homme. Les scientifiques notent une apparition nettement plus tardive des maladies et une réduction importante du risque de maladies chroniques.
Lire aussi : L’autophagie contre les maladies chroniques
L'activité physique maitiendrait le bon fonctionnement du protéome humain (l'ensemble des protéines exprimées par une cellule) et augmenterait l'intensité autophagique des cellules. En d'autres termes, elle permet de "booster" l'autophagie, c'est-à-dire d'augmenter considérablement (2) :
L'effort physique accroîtrait l'autophagie (chez la souris) au niveau du foie, du cerveau, du pancréas et des adipocytes (les cellules graisseuses). Chez l'homme, les données disponibles renseignent sur une action évidente au niveau des muscles squelettiques et sur les cellules circulantes dans le sang périphérique.
Lire aussi : Comment l'exercice nous empêche de vieillir
Pour aider vos cellules à "se réparer" via l'autophagie, vous devez réduire vos niveaux d’insuline. La restriction calorique, le jeûne intermittent et le régime cétogène sont tous indiqués pour atteindre cet objectif. Vous devez aussi veiller à avoir un apport en protéines modéré.
Concernant l’activité physique, s'entraîner régulièrement en endurance avec une intensité modérée suffit pour constater une augmentation de l'activité autophagique. Une intensité d'effort très élevée aurait en revanche un effet neutre sur celle-ci.
Lire aussi : Comment activer l’autophagie des cellules ? et Les mimétiques de la restriction calorique
Fatigue, stress, sommeil perturbé, repas copieux... Les fêtes mettent nos cellules à rude épreuve. Découvrez comment les pratiques du biohacking peuvent vous aider à traverser cette période – et les mois qui suivent – avec plus d’énergie.
Le père du biohacking livre ses secrets pour optimiser sa santé en faisant moins mais mieux. Rencontre avec l'auteur d'Hyper santé, nouveau bestseller traduit en français aux éditions Souccar.
Une analyse de 52 études de cohorte mondiales établit un lien entre la consommation régulière de certains aliments fermentés et une réduction du risque de mortalité.