« Le gras, ce carburant intelligent ! »

Par Collectif LaNutrition.fr - Journalistes scientifiques et diététiciennes Publié le 25/05/2021 Mis à jour le 25/05/2021
Point de vue

Florent, 39 ans, est passé au régime cétogène (kéto) sous l’influence de Monsieur Keto, l’auteur de 50 nuances de gras. Il témoigne des effets de cette alimentation sur sa pratique de cyclotouriste.

« Cétogène », le sujet a soulevé beaucoup de questions, mais il a aussi occasionné des discussions familiales intéressantes, quand mon cousin a adopté cette alimentation, suivi de ma tante, puis de ma sœur… Après quelques tergiversations, mais rassuré par la cohérence des informations que je glanais auprès de ma famille, sur Internet et, surtout, en écoutant mon corps, j’étais prêt à revoir ma notion du « carburant ».
J’avais retenu une information essentielle : les glucides et le sucre ne sont pas le seul carburant possible. Alors, redonnons toute leur noblesse aux protéines et au gras ! Ce n’est pas si compliqué, vu comme ça. Bien sûr, le sujet est un peu plus complexe en réalité. Mais ce qui me semblait intéressant avec cette idée, c’était de la mettre en pratique dans un domaine qui demande de l’énergie : l’effort physique !

La mise en pratique sur le plan sportif

Après un confinement printanier qui m’a amené en douceur à supprimer les sucres transformés, puis tous les autres sucres et enfin 90 % des glucides, j’avais envie de liberté, de grand air. Je me suis mis en tête de faire un voyage à vélo, un rêve que je nourrissais depuis des années. C’était le moment pour me lancer. Quelques semaines plus tard, pour le solstice d’été, j’étais enfin cyclotouriste, tranquillement assis sur ma selle. Avec seulement un mois d’expérience en alimentation cétogène derrière moi, il restait une grande inconnue : comment mon corps allait-il réagir à l’effort physique sans le moindre sucre, sur l’instant, mais aussi sur la durée ?

Je ne ferai pas durer le suspense très longtemps. Mon corps s’est très bien adapté, ma logistique un peu moins ! Eh oui, fin juin début juillet, les jours sont longs (ou les nuits courtes, c’est au choix). Et avec les premières lueurs matinales vers 6 heures du matin, on relance la machine assez tôt, « à la fraîche ». Les rares commerces ouverts sont les cafés, « dealers » de glucides, qui font la joie des adeptes du café/croissant. Mais les traiteurs, pour mon petit déj’ céleri-rémoulade et pâté sont plus tardifs !

L’expérience jouant souvent en notre faveur, rares sont les matins où je me suis laissé prendre au piège. Un réchaud, une gamelle, deux ou trois œufs prévus la veille pour une brouillade avec du fromage ou une tranche de jambon et ce sont les kilomètres qui défilent avec une facilité déconcertante (vous trouvez que j’en fais trop ?).
Ce qui est intéressant (et notable), c’est qu’avec ce genre de petit déjeuner, je pédalais des heures de façon constante. Même si la faim pouvait se faire ressentir par moment, j’avais toujours de l’énergie pour avancer. Cela m’a fait davantage prendre conscience de l’intelligence du corps humain, qui peut chercher l’énergie là où elle est stockée quand le ravitaillement n’a pas été fait correctement.

Un atout de taille : un apport stable d'énergie

Je peux comparer mon alimentation et mes efforts avec la pratique d’autres cyclotouristes côtoyés pendant ce périple, fanatiques de la première boulangerie trouvée sur la route ou des barres de céréales sucrées pour prévenir toute fringale… quand ils réussissent à l’anticiper ! Les montagnes russes de la glycémie, ou comment voir un cycliste passer de 20 km/h à 0 km/h, se jetant au sol, le teint pâle, avec « plus rien dans les jambes » !
C’est à ce moment-là que j’ai compris la richesse de l’alimentation cétogène, la stabilité qu’elle m’apportait dans cette situation d’effort prolongé.

Après 25 jours et 2020 km, je retiens la réussite de mon projet, effectué sans sucres et sans glucides, ainsi que les gains importants qui y sont liés : entrain, motivation, endurance, régularité.
Pour l’anecdote, la balance indique quelques kilos en moins, mais ce n’était pas le but recherché.
Et, comme ma désintox du sucre m’a beaucoup apporté, j’ai adopté ce mode d’alimentation au quotidien, avec ou sans sport.

À lire : 50 nuances de gras et Le régime cétogène pour les sportifs

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