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Les personnes d'âge moyen qui manquent de vitamine D ont des télomères plus courts que celles qui n'en manquent pas. La vitamine D pourrait donc constituer un "bouclier anti-âge".
Les télomères sont des structures spécialisées situées à l’extrémité des chromosomes. Ils protègent les chromosomes de la dégradation, les empêchent de fusionner et de se recombiner. Dans la plupart des cellules – sauf les cellules souches et germinales – les télomères raccourcissent à chaque division cellulaire. Ce processus conduit à des télomères courts, que les chercheurs interprètent comme un signe de vieillissement ou d’instabilité des gènes. Ce raccourcissement augmente le risque de maladies liées à l'âge. Chez l’animal, des télomères courts sont associés à un risque accru de cancers.
Une carence en vitamine D a été associée dans certaines études (pas toutes) à un risque plus élevé de mortalité et de cancer. Par ailleurs, des télomères leucocytaires (LTL) courts sont dans plusieurs études un marqueur du vieillissement et une caractéristique de l’instabilité des gènes et du risque de cancer.
Une étude, parue dans le Journal of Nutrition, visait donc à examiner le lien entre le taux de vitamine D dans le sang (25-hydroxyvitamine D ou 25(OH)D et la longueur des télomères dans la population générale américaine (1).
À partir des données de l’étude NHANES 2001 - 2002, les chercheurs ont étudié le statut de 1542 adultes âgés de 20 à 39 ans, 1336 adultes d’âge moyen (40-59 ans) et 1382 adultes plus âgés (60 ans et plus). La LTL a été mesurée et des concentrations sériques de 25(OH)D ont été considérées comme optimales si elles étaient supérieures ou égales à 50 nmol/L. (Cette valeur paraît basse : pour information, on considère généralement qu’on est déficitaire en-deçà de 75 nmol/L).
Chez les 40-59 ans, une augmentation de la vitamine D sérique de 10 nmol/L était associée à un LTL plus élevé, après avoir tenu compte de plusieurs facteurs pouvant influencer ce résultat. Dans le même groupe d’âge, des taux de vitamine D ≥ 50 nmol/L étaient associés à une LTL plus longue que lorsque la vitamine D était inférieure à 50 nmol/L. L’association était indépendante de l’âge, du sexe, de l’ethnie, de la corpulence et d’autres facteurs.
Chez les participants d’âge moyen, un taux bas de vitamine D est associée à des télomères plus courts, ce qui laisse penser que les déficits en vitamine D sont associés à une instabilité des gènes. Mais une supplémentation en vitamine influence-t-elle la longueur des télomères ?
D’après l'essai VITAL, mené par des chercheurs du Mass General Brigham et du Medical College of Georgia, la vitamine D contribue au maintien des télomères (2). Cet essai a suivi pendant cinq ans des femmes américaines âgées de 55 ans et plus et des hommes âgés de 50 ans et plus.
Dans un communiqué (3), JoAnn Manson, cheffe de la division de médecine préventive à l'hôpital Brigham and Women's, coautrice de l'étude, a déclaré que « VITAL est le premier essai randomisé à grande échelle et à long terme à montrer que les suppléments de vitamine D protègent les télomères et en préservent la longueur. » Une supplémentation avec 2000 UI par jour de vitamine D3 a significativement réduit le raccourcissement des télomères sur quatre ans, l'équivalent de près de trois ans de vieillissement évités !
Les suppléments de vitamine D protègent les télomères
« Ceci est particulièrement intéressant car VITAL a également montré les bénéfices de la vitamine D dans la réduction de l'inflammation et la diminution des risques de certaines maladies chroniques liées au vieillissement, telles que le cancer avancé et les maladies auto-immunes, » explique JoAnn Manson.
Ces résultats suggèrent que la complémentation en vitamine D pourrait contrer les effets du vieillissement cellulaire.
Pour éviter un déficit en vitamine D : s'exposer brièvement mais régulièrement au soleil aux beaux jours (avril-octobre). En hiver, le risque de déficit est élevé et l'alimentation (poissons gras, aliments enrichis) ne permet généralement pas de le prévenir ou le corriger. Idéalement, il faudrait faire un dosage sanguin à l'approche de l'hiver et demander le cas échéant une prescription de vitamine D3 à son médecin (ampoules) ou prendre de la D3 sous forme de complément alimentaire. Les spécialistes conseillent des taux compris entre 30 et 45 ng/mL (75-112,5 nmol/L), ce qui, chez beaucoup de personnes correspond à une consommation de 1000 à 2000-3000 UI/jour.
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