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La vitamine D limite les infections respiratoires chez les personnes âgées, les patients au système immunitaire affaibli et les jeunes enfants.
La vitamine D intervient dans un grand nombre de mécanismes biologiques, et en particulier l'immunité innée. Apportée en petites quantités par l'alimentation, elle est principalement fabriquée par l’organisme grâce à l'exposition au soleil. Or la plupart des Européens manquent de vitamine D, surtout en hiver. Ce déficit favorise les maladies respiratoires, d'où l'intérêt de se procurer suffisamment de cette vitamine.
La pneumonie, la bronchite et la grippe sont souvent plus dangereuses chez les personnes âgées que chez les plus jeunes, à cause d’un affaiblissement du système immunitaire dû à l’âge. Ces maladies virales ne peuvent être traitées par des antibiotiques et prescrire des antibiotiques pour des infections virales augmente le risque de développer des résistances. C’est pourquoi il peut être intéressant de trouver des alternatives naturelles pour réduire le risque d’infections respiratoires chez les personnes âgées.
Dans un essai clinique randomisé, des chercheurs de l’université du Colorado ont examiné l’impact de la vitamine D sur les infections respiratoires des personnes âgées (1). Les participants étaient 107 résidents en maison de retraite, dont la moyenne d’âge était 84 ans. Parmi eux, 55 ont reçu de fortes doses de vitamine D3 (100.000 UI par mois) et 52 de plus faibles doses (12.000 UI par mois). Ils ont été suivis pendant 12 mois.
Les scientifiques ont trouvé 40 % d’infections respiratoires en moins chez ceux qui avaient reçu les doses les plus élevées de vitamine D. Cependant il y avait plus de chutes chez les résidents qui avaient pris de fortes doses de vitamine D3, mais sans augmentation des fractures.
La vitamine D pourrait aider à renforcer les défenses des personnes âgées pour prévenir les infections respiratoires. Elle permettrait aussi de réduire les complications de la maladie pulmonaire chronique obstructive. Ceci suggère les bénéfices d’une complémentation en vitamine D chez les personnes âgées.
Les personnes dont le système immunitaire est affaibli et qui prennent un complément alimentaire de vitamine D ont moins d'infections et utilisent beaucoup moins d'antibiotiques que les autres. C'est le constat qu'a fait une équipe de chercheurs suédois (2).
De précédentes études avaient déjà montré une association entre le taux de vitamine D circulant dans le sang et le risque d'infections. Des chercheurs de l'institut Karolinska à Stockholm en Suède ont donc voulu savoir si le bénéfice de cette vitamine était le même pour les personnes présentant un système immunitaire fragile (déficit en immunoglobulines A ou G).
L'étude a porté sur 140 personnes victimes d'infections hautes chroniques (sinus, gorge, oreilles) qui ont été séparées en 2 groupes. Elles ont reçu de manière aléatoire soit 4000 UI de vitamine D3 par jour soit un placebo pendant un an. Au bout d'un an les chercheurs ont constaté que le groupe ayant reçu la vitamine D avait eu 25 % d'infections en moins comparativement au groupe placebo mais surtout que la consommation d'antibiotiques dans ce groupe avait été réduite de moitié !
Les nouveau-nés qui ont un taux insuffisant de vitamine D seraient plus exposés au risque de bronchiolite (causée par le virus respiratoire syncytial), que ceux qui ont un taux de vitamine D normal. C’est ce qu’ont mis en évidence les chercheurs de l’hôpital pour enfants Wilhelmina de Utrecht, aux Pays-Bas.

Pour cette étude, 156 nouveau-nés ont été suivis (3). Leur taux de vitamine D a été mesuré à leur naissance. Les cas de bronchiolite due au virus respiratoire syncytial ont été enregistrés jusqu’au premier anniversaire des nourrissons.
Seulement 46 % des nouveau-nés ont un taux adéquat de vitamine D, au moins égal à 75 nanomoles/Litre (nmol/L), 26 % ont un taux insuffisant (inférieur à 50 nmol/L) et 26 % ont un taux moyen (compris entre 50 et 74 nmol/L). 12 % des enfants ont eu une bronchiolite due au virus respiratoire syncytial avant d’avoir un an. Le risque de développer cette maladie est six fois plus important chez les nouveau-nés qui ont un taux insuffisant de vitamine D que chez ceux qui un taux adéquat.
Des essais cliniques randomisés (ECR) en double aveugle ont trouvé que la supplémentation en vitamine D peut prévenir les infections respiratoires aiguës. Une nouvelle étude a cherché à identifier les méthodes optimales de supplémentation en vitamine D (4).
L’analyse a porté sur 43 ECR avec 49 320 participants. Une méta-analyse dose-réponse montre que les doses optimales de supplémentation en vitamine D varient entre 400 et 1 200 UI/jour. La vitamine D est plus efficace lorsqu’elle est prise quotidiennement qu’une fois par semaine ou une fois par mois.
Les auteurs concluent que la supplémentation en vitamine D peut prévenir modestement les infections respiratoires des adultes si elle est prise quotidiennement à des doses comprises entre 400 et 1 200 UI par jour au printemps, en automne et en hiver. Il est préférable de doser sa vitamine D avant de prendre des compléments.
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