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Dans une étude menée sur des souris mais aussi sur l’homme, la consommation d’additifs au phosphate est associée à une réduction de l’activité physique.
Les additifs alimentaires qui sont ajoutés au moment de la fabrication d’un produit sont des exhausteurs de goût, des colorants, des conservateurs ou des antioxydants qui non seulement n’ont aucune valeur nutritive mais en plus peuvent représenter un danger pour notre santé. Ils sont particulièrement présents dans les produits ultra transformés et contribuent à faire de ces aliments des « faux » aliments.
Parmi ces additifs, on trouve les phosphates, utilisés dans les produits laitiers, les soupes, les sodas mais aussi en tant qu’agent de texture dans les produits fromagers, les pizzas, les charcuteries, les nuggets de poulet… Ces additifs au phosphate sont responsables d’un excès de phosphore lui-même associé à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, osseuses et rénales.
Selon une nouvelle étude parue dans la revue Circulation, ces phosphates pourraient également en partie expliquer la sédentarité.
Des chercheurs américains ont regardé l’effet des additifs au phosphate sur l’activité physique des souris mais également sur l’homme.
Selon les auteurs, environ 40 à 70% des produits vendus en supermarché contiennent des additifs au phosphate (phosphates inorganiques) et les apports en phosphore sont donc bien supérieurs aux recommandations pour environ un quart de la population. Pour refléter cette exposition aux phosphates, les chercheurs ont nourri deux groupes de souris de la même façon mais un des groupes a reçu trois fois plus de phosphates que l'autre.
Après 12 semaines d’intervention, les souris soumises à une alimentation riche en phosphates passent moins de temps sur le tapis roulant à faire de l’exercice et ont une consommation maximale d'oxygène réduite par rapport aux souris du groupe de contrôle. Elles ont également une capacité réduite à brûler les graisses et présentent des modifications dans plus de 5000 gènes impliqués dans la transformation des acides gras et le métabolisme cellulaire. L'altération du profil génétique s'accompagne d'une diminution de la disponibilité des acides gras libres, l'une des principales sources d'énergie au cours de l'exercice.
Une partie indépendante de l’étude s’intéresse aux données concernant 1603 personnes en bonne santé dont l’activité physique a été enregistrée pendant 7 jours. Les chercheurs ont remarqué que les personnes qui ont le plus de phosphates dans le sang passent moins de temps à pratiquer une activité physique modérée à intense et leur temps de sédentarité est plus important.
S'ils ne permettent pas d'établir un lien de cause à effet, les résultats de cette étude pourraient néanmoins expliquer en partie l’association qui existe entre l’alimentation occidentale riche en additifs au phosphate et le risque accru de maladies cardiovasculaires.
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Les étiquettes des aliments mentionnent la présence des additifs mais pas la teneur. Il est difficile de savoir quelle quantité nous absorbons. Quoiqu’il en soit, il sera toujours préférable d’éviter de consommer des aliments qui contiennent des additifs que l’on retrouve essentiellement dans les produits ultra transformés.
En ce qui concerne les additifs au phosphate, nous conseillons de regarder les étiquettes et de bannir les produits qui contiennent les phosphates inorganiques suivants : acide orthophosphorique (E338), orthophosphates de sodium (E 339), orthophosphates de potassium (E 340), orthophosphates de calcium (E 341), orthophosphates de magnésium (E343), diphosphates (E 450), triphosphates (E 451), polyphosphates (E 452).
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