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Une diète très pauvre en glucides et riche en graisses pourrait améliorer le contrôle de la glycémie chez les diabétiques de type 1, et diminuer leur risque de complications, d’après une enquête en ligne.
Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune considérée comme incurable et qui nécessite l’injection d’insuline pour contrôler le taux de sucre sanguin. Avant la découverte de l’insuline, pour allonger la durée de vie des enfants malades, on préconisait des apports très réduits en glucides, une recommandation tombée ensuite dans l’oubli. Aujourd’hui les experts sont plutôt contre la restriction des glucides chez les diabétiques de type 1, notamment les enfants, par peur des hypoglycémies et de possibles troubles de la croissance.
Chez les diabétiques de type 2, les preuves des bénéfices d’une alimentation Low carb High fat (LCHF ou cétogène) commencent en revanche à s’accumuler.
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Début 2018, l’actrice américaine Halle Berry, atteinte de diabète de type 1, révélait suivre un régime cétogène afin de garder ses courbes parfaites et de contrôler sa maladie. Une étude de mai 2018 lui donne raison.
Conduite par le Dr Belinda Lennerz et son équipe de l’hôpital pour enfants de Boston, cette étude a analysé l’alimentation et les paramètres métaboliques de 316 personnes souffrant de diabète de type 1 et appartenant à une communauté Facebook formée autour du livre du Dr Richard Bernstein, qui préconise un régime LCHF.
Les scientifiques ont été en mesure de confirmer le diagnostic de diabète, d’avoir accès à différentes mesures métaboliques et au dossier médical de 138 participants, dont 42% d’enfants. Les personnes étudiées rapportaient un apport en glucides de 36 g, soit 5% de leur apport calorique total.
Résultats : leurs taux d’hémoglobine glyquée (qui permet d’évaluer si la glycémie est bien contrôlée) se situaient dans la norme des non malades et au-dessous de la norme en cas de diabète. De plus, les participants nécessitaient des doses d’insuline moins élevées que la moyenne et leurs paramètres cardio-métaboliques étaient bons. Ils n’étaient pas sujets non plus à plus d’hypoglycémies que les autres diabétiques et les enfants suivant ce régime depuis des années ne présentaient aucun problème de croissance. « Leur taux d’hémoglobine glyquée paraissait presque trop bon pour être vrai » souligne le Dr Lennerz. « Il n’avait rien à voir avec ce que l’on constate habituellement chez les diabétiques ».
Belinda Lennerz et ses collègues estiment que des études d’intervention, contrôlées et randomisées, sont maintenant nécessaires pour établir l’efficacité et la sécurité de ce type de diète chez les diabétiques de type 1. « Nous pensons que ces résultats ouvrent la voie à une potentielle nouvelle option thérapeutique » explique le Dr David Ludwig co-auteur de l’étude. « Cependant, comme ce n’est qu’une étude d’observation, elle ne permet pas de justifier un changement de traitement du diabète de type 1 » ajoute-t-il.
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Il ne faut surtout pas adopter une alimentation LCHF sans supervision médicale quand on souffre de diabète de type 1. Dans cette étude les patients étaient très motivés ce qui explique à la fois leur bonne adhésion à cette alimentation et peut-être leurs bons paramètres métaboliques. Il n’est pas certain que ces résultats soient reproduits dans une catégorie de population plus large.
Lennerz B, et al "Management of type 1 diabetes with a very low–carbohydrate diet" Pediatrics 2018; DOI: 10.1542/peds.2017-3349.
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