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La polymédication semble augmenter la mortalité, les chutes et le déclin cognitif et physique des personnes âgées. Qu’en est-il et pourquoi est-elle si présente chez la population vieillissante ?
Selon la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la polymédication se caractérise par la prise de plusieurs médicaments sur le long terme. (1) Elle est très courante chez les personnes âgées. Cette polymédication crée des interactions inconnues entre les différents traitements, pouvant entraîner des effets secondaires inattendus mineurs ou au contraire mettant en danger la santé des patients.
Les personnes agées consommant beaucoup de médicament meurent plus que les autres. C’est la conclusion d’une récente méta-analyse regroupant 47 études. Cependant, les auteurs restent prudents. On ne peut pas exclure que les personnes qui prennent ces médicaments soient également les plus malades, avec un risque de mortalité élevé.
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Des chercheurs ont observé que la polymédication augmentait les chutes sur plus de 5000 personnes (2) mais ces résultats ne sont pas retrouvés dans d'autres études. (3) Il est possible que le risque accru de chute concerne uniquement certains médicaments que les auteurs rassemblent sous l’acronyme FRID pour « Fall risk increasing drugs » littéralement « médicaments augmentant le risque de chute ».
Parmi eux, on retrouve des médicaments, souvent très consommés par les personnes agées dont ceux pour :
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Une étude plus récente a suivi un peu plus de 5000 patients pendant plus de 70 ans et montre que la prise importante de médicaments réduit considérablement les capacités cognitives (apprentissage, vitesse d’expression, etc.) et physiques (vitesse de marche, force de prise, équilibre, etc.) chez les plus de 60 ans.
Une partie de la réponse se trouve peut-être dans les normes physiologiques plus ou moins arbitraires de certaines pathologies ou facteurs de risque. Par exemple, de nouveaux critères diagnostics du diabète ont fait baisser les normes, augmentant ainsi automatiquement le nombre de malades et donc de personnes traitées. Idem pour le cholestérol ou la tension artérielle. (5, 6, 7, 8, 9, 10, 11)
Il faudrait pouvoir distinguer la polymédication justifiée de celle qui ne l’est pas. Par ailleurs, cette dernière empêche souvent de se concentrer en premier lieu sur les modifications du mode de vie, principaux vecteurs d’une bonne santé, sans effets secondaires.
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