Une équipe de l’Université de Californie Los Angeles a mis en évidence un mécanisme inédit dans la formation des calculs rénaux à base d’oxalate de calcium : des bactéries vivantes seraient intégrées dans leur structure.
En modulant l’inflammation et la sécrétion de certaines toxines, le microbiote pourrait protéger ou au contraire favoriser le développement des maladies rénales chroniques.
Les reins ont pour rôle d’éliminer des déchets du sang comme l’urée, mais parfois ils deviennent moins efficaces. Le lien entre alimentation et insuffisance rénale est désormais bien connu, une alimentation acidifiante étant soupçonnée par exemple de favoriser la maladie chez les personnes plus âgées. Pour évoquer le lien entre alimentation et santé des reins, une autre piste est avancée : le rôle potentiel du microbiote intestinal. Récemment, des chercheurs ont réalisé une revue des connaissances actuelles entre microbiote et insuffisance rénale chronique ; voici ce qu'on peut en dire.
Deux mécanismes potentiels sont à la base des recherches en cours :
Du côté des études d’intervention afin de moduler le microbiote, seule l’utilisation de symbiotiques (association prébiotiques + probiotiques) serait efficace pour induire des modifications protectrices pour le rein dans le microbiote.
Il faudra cependant attendre d’autres études pour mieux identifier l'implication du microbiote intestinal tout au long du développement des maladies rénales chroniques et disposer de plus d'essais cliniques pour mettre au point d'éventuels nouveaux traitemetns.
Pour prévenir les affections rénales chroniques, en première intention, surveillez votre poids, évitez le tabac, la prise de certains médicaments à dose élevée ou prolongée (anti-inflammatoires non stéroïdiens, certains antibiotiques) et adoptez une alimentation équilibrée. Prenez soin de votre microbiote en ingérant suffisamment de fibres (qu'on trouve dans les légumes, les fruits, les céréales complètes, les légumes secs et les oléagineux principalement) et un apport raisonnable en protéines (par exemple de 0,8 à 1,6 g par kilo de poids de corps selon votre activité physique).
Si vous souffrez de maladies rénales chroniques vous pouvez parler de ces résultats à votre équipe soignante et plus particulièrement à votre diététicien(ne) pour voir s’il peut être bénéfique de modifier votre régime alimentaire ou de vous supplémenter.
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Une équipe de l’Université de Californie Los Angeles a mis en évidence un mécanisme inédit dans la formation des calculs rénaux à base d’oxalate de calcium : des bactéries vivantes seraient intégrées dans leur structure.
Des chercheurs californiens montrent que l’exposition aux PFAS, ces polluants omniprésents dans notre environnement, favorise les maladies rénales en perturbant notre microbiote intestinal.
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