Le loup, un allié contre la maladie de Lyme?

Par Lanutrition.fr Publié le 26/08/2016 Mis à jour le 10/03/2017
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En contrôlant les populations de cerfs et de sangliers, les grands prédateurs pourraient aider à contenir la maladie de Lyme transmise par les tiques.

Chaque année, des dizaines de milliers de personnes en Europe sont mordues par une tique et une partie d’entre elles sont infectées par Borrelia burgdorferi la bactérie à l’origine de la maladie de Lyme. Lorsqu’elle est traitée rapidement par antibiotiques, la personne se rétablit. En l’absence de traitement, la maladie peut évoluer vers une forme chronique, handicapante et difficile à soigner.

Lire : Lyme, comment soulager naturellement les symptômes

Ces dernières décennies, les cas de Lyme se sont multipliés en Europe et ailleurs. Aux Etats-Unis, le nombre d’infections annuelles prend des allures épidémiques. Les biologistes incriminent le réchauffement climatique, mais aussi l’évolution de la faune, et notamment le recul séculaire des populations de grands prédateurs.

Les tiques naissent sans infection. Elles transmettent la maladie de Lyme et d’autres maladies associées, parce qu’elles se nourrissent de sang d’animaux infectés. Au stade larvaire, les tiques prennent pour hôtes les rongeurs et les oiseaux, qui leur transmettent les bactéries. Au stade de nymphe, elles se nourrissent sur des animaux plus gros. Et au stade adulte, elles prennent du sang à de grands mammifères comme les cerfs et les sangliers.  

Plusieurs spécialistes, cités par le New York Times, pensent aujourd’hui que la prolifération de cervidés et de sangliers, qui est une conséquence de la disparition de grands prédateurs, contribue à la dissémination des tiques. 

La surpopulation du sanglier sauvage concerne surtout l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, la France, l'Italie, le Luxembourg et le Portugal.

Les biologistes pensent que la réintroduction du loup, déjà en vigueur dans certaines régions d’Europe, et celle du cougar aux Etats-Unis permettrait de contrôler l’épidémie de Lyme. Le loup se nourrit majoritairement d’ongulés sauvages (chevreuil, sanglier, cerf).

Les cougars ont cependant un avantage : alors que les loups ont besoin d’espaces ouverts, les cougars peuvent s’accommoder de clôtures, barrières, haies, routes.

"Les prédateurs peuvent vraiment réguler les maladies infectieuses, et en fait nous protéger", indique dans le New York Times le Dr Danielle Buttke, épidémiologiste au National Park Service (Fort Collins, Colorado).

Bien sûr, la réintroduction de grands prédateurs comme les loups dans des espaces investis par l’homme, pose d’autres problèmes, à commencer par les dommages causés aux troupeaux. Pour l’heure, aucune solution n’est donc satisfaisante à 100%.

Pour en savoir plus sur la maladie de Lyme, lire le livre de Viviane Schaller : L'épidémie qu'on vous cache - Un extrait ici

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