Dans son nouveau livre, Choisir la vie, le Dr Laurent Schwartz explore les mystères du vivant, du flux électronique à l’origine de la vie jusqu’au rôle méconnu de l’eau dans la conscience. Entretien.
L’Institut national du cancer vient de faire un point sur cette maladie, première cause de décès chez l’homme et deuxième chez la femme en France. Voici ce qu’il faut retenir.
La connaissance épidémiologique des cancers vient s’affiner avec un nouveau rapport de Santé publique France et de l’Institut national du cancer sur l’incidence et la mortalité du cancer de 1990 à 2018. Le nombre de cancers et de sous-types de cancers étudiés dans ce rapport (par tranche d’âge et par sexe) permet une meilleure compréhension des causes et une meilleure analyse de l’efficacité des traitements et des programmes de prévention mis en place.

Alors que l’incidence du cancer du poumon reste stable chez l’homme (malgré un taux deux fois plus élevé que pour les femmes), l’évolution est défavorable chez la femme avec un nombre plus élevé de cas et une mortalité accrue. Une évolution liée à l’augmentation de la consommation de tabac.
Les données permettent de mieux définir la responsabilité des différents facteurs de risque. Dans ce cas, c’est l’augmentation de la concentration en nitrosamines des cigarettes qui peut expliquer en partie l’effet du tabac sur ce cancer. Aucun lien n’a cependant été évoqué sur le risque majeur que représente la pollution de l’air.
A lire aussi : La pollution facteur majeur de cancer du poumon
Cancers du pancréas, du rein, de la peau, pourtant ciblés par la prévention depuis plusieurs années, sont en augmentation alors qu’on peut agir facilement sur leurs facteurs de risque : alcool, tabac, alimentation, obésité, hypertension, exposition aux rayons UV…
Cancer du pancréas
Avec une double augmentation pour le nombre de nouveaux cas et pour le nombres de décès, les chiffres observés pour ce cancer sont difficiles à justifier dans la mesure où ils sont différents de ceux observés dans d’autres pays industrialisés.
Cancer du rein
En ce qui concerne le cancer du rein ce sont le tabac, l’obésité et l’hypertension artérielle qui sont incriminés dans le nombre croissant de cas diagnostiqués et de décès enregistrés chez l’homme.
Mélanome cutané
De même, la hausse du mélanome cutané observée chez l’homme, est vraisemblablement due à une exposition aux rayonnements ultraviolets (UV) naturels et artificiels plus importante qu’elle ne l’était auparavant chez les générations précédentes.
A lire aussi : Ne comptez pas sur les crèmes solaires pour éviter un mélanome
Pour le cancer du sein, de la prostate, du col de l’utérus et le cancer colorectal, l’évolution positive est le résultat, selon les chercheurs, de la mise en place de dépistages organisés, avec par conséquent des diagnostics de plus en plus précoces et un progrès dans les traitements.
Cancer du sein
Malgré l’augmentation de l’incidence entre 2010 et 2018, le taux de mortalité diminue depuis 1990 pour le cancer du sein. Mais l’intensification du dépistage pourrait être en lien avec l’augmentation du nombre de cancers diagnostiqués. Le dépistage révèlerait ainsi des cancers qui ne se seraient peut-être pas manifestés sans lui. Ce qui expliquerait pourquoi la baisse du taux de mortalité n’est pas significative.
À lire sur ce sujet : Dépistage du cancer du sein, la grande illusion
Cancer de la prostate
La prostate est la localisation du cancer la plus fréquente chez l’homme. Selon les chercheurs la réduction du nombre de cas diagnostiqués et de décès est due à l’amélioration des traitements et au dépistage permettant de découvrir des cancers à des stades curables. Mais si ces chiffres semblent positifs pour les épidémiologistes, les traitements inutiles et invalidants, notamment l’ablation de la prostate, sont dénoncés par de nombreux chercheurs. D’autant que ce cancer a une évolution très lente dans la majorité des cas, et qu’il pourrait ne nécessiter qu’une surveillance active.
Pour aller plus loin : Touche pas à ma prostate
Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.
Découvrir la boutique
Dans son nouveau livre, Choisir la vie, le Dr Laurent Schwartz explore les mystères du vivant, du flux électronique à l’origine de la vie jusqu’au rôle méconnu de l’eau dans la conscience. Entretien.
L'utilisation du bleu de méthylène en médecine reste méconnue du grand public. Découvrez dans cet article 5 faits étonnants sur ce colorant auquel le Dr Laurent Schwartz consacre son livre, Le bleu de méthylène.
On commence à bien cerner le rôle du stress dans le cancer, son déclenchement et surtout son évolution. On en sait aussi plus sur les moyens de diminuer le stress après un diagnostic de cancer et mettre les chances de son côté. Explications.