Comment lire une étiquette alimentaire ?

Par Camille Castel Publié le 13/10/2017 Mis à jour le 21/11/2017
Conseils

Camille Castel, diététicienne et co-auteure du Bon Choix pour vos enfants, nous livre ses conseils pour lire une étiquette et ainsi réaliser ces courses avec moins de stress.

Avec plus ou moins d’entrain (voire pas du tout), nous sommes parfois obligés d’aller une fois par semaine au supermarché ! Eh oui, qu’on le considère comme une sortie ou comme une corvée, nous sommes obligés d’y faire face. 
Comme pour toute activité sportive, il est nécessaire de s’équiper : tout d’abord, il faut se munir de l’accessoire indispensable : la liste des courses ! Mais pas seulement ! L’épreuve demande également d’avoir son fameux jeton pour le caddie et les incontournables sacs luttant contre la pollution des déchets plastiques.  La préparation matérielle étant finie, le match peut commencer.  

1ère étape : trouver une place de parking, ni trop loin, ni trop près... Un challenge selon les jours. Et de préférence, juste à côté de la borne à caddie !  

2e étape : entrée dans le ring, l’univers du supermarché s’ouvre à nous, les spots sont allumés, les promotions défilent au micro et si l’on inspire afin de mieux s’imprégner de l’atmosphère, on reconnait l’odeur du pain chaud du rayon boulangerie qui voudrait déjà nous ralentir.

3e étape : liste des courses dans une main, caddie dans l’autre, on s’élance au travers des rayons à la recherche des produits désirés. 

4e étape : une fois le rayon trouvé, la deuxième étape de notre quête débute : quel produit choisir ?

On contourne les obstacles des publicitaires, on enjambe les promotions pas toujours intéressantes. On défend son caddie et… on s’attaque à la lecture des étiquettes.

1. La longueur de la liste des ingrédients

Plus elle est longue, plus l’aliment est éloigné d’une préparation maison. Dit autrement : plus il y a d’ingrédients, plus la probabilité que vous soyez en face d’un aliment ultra-transformé est grande.

2. La qualité des premiers ingrédients

Les ingrédients étant rangés par ordre décroissant de poids, les premiers de la liste donnent déjà une indication sur la qualité du produit. 
On valorisera les salades composées avec une teneur en légumes supérieure à celles des féculents (parce que les légumes ont une meilleure densité nutritionnelle que la pomme de terre par exemple). On privilégiera les biscuits avec plus de farine que de sucre ou chocolat. La viande, le poisson, l’huile d’olive sont des ingrédients onéreux. Lorsque l’on regarde la composition d’un plat préparé à base de viande ou de poisson, on préférera celui qui présente la teneur la plus importante en ces ingrédients. 

3. La présence d’additifs et d’arômes

Épaississants, émulsifiants, édulcorants, exhausteurs de goût, colorants, poudre à lever, conservateurs… sont le signe imparable que vous êtes en présence d’un aliment 100 % industriel, ultra-transformé. Moins il y en a, mieux on se porte ! Même chose pour les ingrédients au nom imprononçable et qui sont eux-mêmes transformés : lactosérum en poudre plutôt que du vrai lait par exemple, sirop de glucose-fructose plutôt que du vrai sucre…

Ces ingrédients ultra-transformés ont une fonction technologique et/ou économique dans le produit.
À la Nutrition.fr, nous avons adopté la nomenclature européenne et nous les appelons ACE.
 

ACE (Agents Cosmétiques et Economiques) = additifs + arômes + ingrédients transformés ayant une fonction technologique et/ou économique dans le produit

Comparons par exemple, ces deux biscuits au chocolat (Bjorg, Coup double / Pépito, biscuit chocolat au lait) :

La liste des ingrédients du premier biscuit est la plus courte : le chocolat noir ne contient que 5 ingrédients. Il renferme des flocons d’avoine donc des céréales peu transformées, du vrai sucre, du vrai beurre et une huile équilibrée. On dénombre au total 4 ACE dans ce produit.

Le second biscuit présente une recette plus complexe. La farine est toujours le premier ingrédient mais le chocolat est de nettement moins bonne qualité (12 ingrédients !). La saveur sucrée provient du sucre mais aussi du sirop de glucose-fructose bien moins cher. Enfin, qu’on se le dise, le correcteur d’acidité et les arômes n’ont pas d’intérêt nutritionnel. Au total, 11 ACE dans ce produit. On sort donc notre carton rouge et on le disqualifie.

4. La présence de logos officiels 

Ces 3 logos AB, label rouge, bleu-blanc-cœur apportent un plus niveau qualité. Attention, dans cette catégorie, ne sont pas retenues les mentions «Saveur de l’année» ou «Élu produit de l’année».

5. La teneur en sucre 

À match nul entre deux listes d’ingrédients, on centrera notre choix sur le produit qui contient le moins de sucres dans le tableau des valeurs nutritionnelles. 

Dernière étape : les choix alimentaires étant réalisés, la dernière ligne droite s’ouvre à nous ; le passage en caisse et le chargement de la voiture.  La lignée d’arrivée sera franchie en passant la porte de la maison où la troisième mi-temps débutera : le rangement des commissions dans les placards attitrés.
A cet instant, on peut crier « victoire »! L’honneur est sauf, la liste des courses a été respectée et rien n’a était oublié! Un sentiment de soulagement et de béatitude s’empare de nous, on en profite. On inspire, on expire et on réouvre les yeux.

Bon, alors maintenant, qu’est-ce qu’on fait à manger?

 

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