D’après une étude chinoise récente, les mangeurs de viande seraient plus susceptibles de devenir centenaires que les végétariens. Que faut-il en penser ?
Alors que 8 Français sur 10 jugent essentiel de connaître l’origine des produits alimentaires, les règles d’étiquetage ont évolué ces dernières années. Entre obligations temporaires, abandon de mesures et initiatives volontaires, la transparence reste incomplète, notamment pour les aliments transformés.
L’origine des produits, au même titre que le prix, est un critère de décision important pour guider les consommateurs dans leurs choix au supermarché. Selon une étude menée en 2023 par Appinio qui porte sur le rapport des Français à l’affichage de l’origine des produits alimentaires, plus de 8 Français sur 10 trouvent important de disposer de cette information.
Au supermarché, si l'origine de la viande est bien mentionnée sur les produits frais, il n'y a pas d'obligation sur les produits ultra-transformés, la réglementation ayant évolué au cours des dernières années. Explications.
Un décret paru le 21 août 2016 au Journal officiel avait rendu obligatoire à titre expérimental « l’indication de l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisés en tant qu’ingrédients dans les denrées alimentaires préemballées » à compter du 1er janvier 2017 (1). Cette mesure avait reçu le feu vert de la Commission européenne en mars 2016.
La mesure concernait les plats contenant une certaine proportion de viande, et les produits laitiers contenant une certaine proportion de lait. Les seuils n’ont pas encore été fixés avec les acteurs des deux filières. L’étiquetage devait préciser :
Cet étiquetage était demandé par les associations de consommateurs mais aussi par les agriculteurs eux-mêmes pour favoriser l’achat d’aliments produits en France.
Mais cette mesure a été abandonnée en 2021, ce qui a entraîné plus d’opacité sur l’origine des viandes utilisées dans les aliments ultra-transformés. En mars 2024, une enquête du magazine Que choisir a révélé que 69 % des origines étaient masquées sur les produits transformés (2).
Afin d'améliorer l'information sur l'origine des matières premières des produits alimentaires transformés, une nouvelle étiquette « Origin'Info » a été créée en mai 2024 en France (3). Toutefois, cette démarche reste volontaire, à l’initiative des marques. Elle n’est donc pas présente sur l’intégralité des produits transformés.
Actuellement, ce sont principalement les produits alimentaires non transformés qui font l’objet d’une information obligatoire sur l’origine géographique : viandes, poissons, fruits et légumes, miel…
Comme l'explique le ministère de l'économie et des finances sur son site, l’indication de l’origine est obligatoire pour les viandes préemballées des espèces porcine, ovine, caprine, ainsi que pour la volaille (4). "Pour la viande bovine, qu’elle soit ou non préemballée, il est obligatoire d'indiquer les lieux de naissance, d’élevage, d’abattage", indique le ministère.
Il est obligatoire pour un boucher d'afficher l'origine des viandes fraîches vendues dans sa boucherie (pays d'élevage notamment), conformément à la loi du 10 juin 2020 relative à la transparence de l'information sur les produits agricoles et alimentaires (5). Le non respect de cette obligation expose à des amendes.

Au restaurant aussi, la réglementation a évolué récemment.
Depuis le 19 février 2025, les restaurants doivent indiquer la provenance des viandes achetées crues, une obligation qui a déjà existé entre 2022 et février 2024 (5). Elle s’applique uniquement « aux viandes achetées crues par les restaurateurs et non aux viandes achetées déjà préparées ou cuisinées. L’obligation concerne les pays d’élevage et d’abattage à l’instar de la réglementation européenne ». Le retour de cette réglementation vise à soutenir les éleveurs locaux.
Oui, vous trouverez l'étiquetage de l'origine des viandes en boucherie ou en rayon frais. C'est obligatoire pour les restaurants, pour les viandes achetées crues. Mais dans les grandes surfaces, l'étiquetage de l'origine des viandes sur les produits transformés reste une démarche volontaire des industriels.
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D’après une étude chinoise récente, les mangeurs de viande seraient plus susceptibles de devenir centenaires que les végétariens. Que faut-il en penser ?
Que ce soit avec de la purée ou des coquillettes ou encore dans du pain, le jambon s’invite souvent à la table des Français. Mais attention, tous les jambons du commerce ne se valent pas et pour profiter au mieux des atouts nutritionnels de cet aliment, il faut apprendre à bien le choisir.
L'alimentation végétarienne reste très minoritaire en France où la consommation de viande est repartie à la hausse depuis 2021. Ces dernières années enregistrent des baisses de consommation de viandes rouges et des hausses pour les volailles.