La plupart des tumeurs de la thyroïde ne nécessitent pas de traitement

Par Lanutrition.fr Publié le 23/08/2016 Mis à jour le 10/03/2017
70 à 80% des tumeurs de la thyroïde diagnostiquées en France ne nécessitaient pas de traitement, révèle une étude de l'OMS.

L'épidémie de cancers de la thyroïde observée ces 20 dernières années dans les pays développés est principalement due au surdiagnostic, selon le Centre International de Recherches sur le Cancer (Lyon), qui dépend de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

L’étude est publiée dans le New England Journal of Medicine. Selon le CIRC, plus de 470.000 femmes et 90.000 hommes pourraient avoir fait l'objet d'un surdiagnostic de cancer de la thyroïde ces 20 dernières annnées dans 12 pays développés (Australie, Danemark, Angleterre, Finlande, France, Italie, Japon, Norvège, République de Corée, Ecosse, Suède et Etats-Unis).

Le surdiagnostic consiste à diagnostiquer et souvent traiter des tumeurs peu susceptibles d’altérer la qualité de vie, ou d’entraîner un décès. Le surdiagnostic se traduit par des coûts financier et humain élevés.

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Dans des pays comme l'Australie, la France, l'Italie ou les Etats-Unis, le surdiagnostic est évalué entre 70 et 80% par les chercheurs de l'IARC, contre 50% au Japon et dans les pays nordiques.

"Les Etats-Unis, l'Italie et la France ont été les plus touchées par le surdiagnostic du cancer de la thyroïde depuis les années 1980, après l'introduction des échographies, mais l'exemple le plus récent et le plus frappant est la République de Corée", explique le Dr Salvatore Vaccarella, qui a dirigé l'étude.

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Quelques années à peine après l'introduction de l'échographie dans le cadre d'un dépistage organisé pour plusieurs types de cancers, le cancer de la thyroïde est devenu en effet "le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes en République de Corée (Corée du sud), avec environ 90% des cas observés entre 2003-2007 qui pourraient relever du surdiagnostic".

La majorité des cancers de la thyroïde surdiagnostiqués ont été traités par l’ablation complète de la glande avec souvent d'autres traitements potentiellement ddangereux comme l'ablation des ganglions du cou ou la radiothérapie, sans bénéfices avérés en termes de survie.

La plupart de ces tumeurs sont en effet des micro-cancers de type papillaire qui permettent une survie proche de 99% à 20 ans et pourraient faire l'objet d'une simple surveillance. Certaines tumeurs, bien sûr, sont dangereuses, mais elles ont tendance à être plus volumineuses que les minuscules trouvées par l’imagerie.

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Le dépistage excessif et le surtraitement concernent d’autres cancers. Comment savoir si des cancers sont surdiagnostiqués ? Dans le cas d’une épidémie de cancers réelle, les décès augmenteraient dans les mêmes proportions que l’incidence. Une augmentation des cancers sans augmentation de la mortalité signale un surdiagnostic.

Lire : Cancer : un traitement simple et non toxique, par le Dr Laurent Schwartz (EXTRAIT ICI >>)

 

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