Qu’est-ce que l’endométriose ?

Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean Publié le 09/03/2018 Mis à jour le 09/03/2018
L'essentiel

L’endométriose touche de plus en plus de femmes. Quels sont les symptômes de cette maladie ? Ses causes ?

L’endométriose touche environ 10 % des femmes. C’est une maladie qui touche l’endomètre, le tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus. A chaque fin de cycle, l’endomètre s’épaissit pour accueillir une éventuelle nidation. S’il n’y a pas de fécondation, le supplément d’épaisseur de ce tissu est évacué grâce aux menstruations. Lorsqu’une femme est touchée par l’endométriose, les cellules de l’endomètre migrent en dehors de l’utérus au lieu d’être évacuées. Elles vont :

  • Sur les ovaires ;
  • Sur les trompes de Fallope ;
  • Sur les ligaments soutenant l’utérus
  • Sur la surface extérieure de l’utérus

Plus rarement, on peut aussi retrouver ce tissu au niveau de la vessie, des intestins, des reins et dans des cas extrêmement rares, des poumons et des membres.

N’importe où dans l’organisme, ce tissu réagit aux hormones du cycle féminin, donc comme dans la muqueuse utérine, il peut s’épaissir et « saigner ». Sauf que lorsque ce tissu se trouve ailleurs que dans l’utérus, il n’y a aucune issue extérieure pour l’évacuer. Résultats : cela peut endommager les tissus voisins, provoquer des kystes, du tissu cicatriciel et aussi des adhérences qui vont « coller » les organes entre eux et causer des douleurs.

Comment se manifeste cette maladie ?

Les principaux symptômes de l’endométriose sont des douleurs abdominales basses (parfois très fortes) et des saignements génitaux (des règles très abondantes et/ou des saignements entre les règles), des douleurs pendant les rapports sexuels. On retrouve également l’infertilité comme symptôme. Mais souvent, l’endométriose est asymptomatique.

A quoi est-elle due ?

Cette maladie est encore mal connue. Elle pourrait avoir un facteur héréditaire. Selon les hypothèses actuelles :

  • Elle pourrait être due à un dysfonctionnement du système immunitaire.
  • Le sang des règles, au lieu de s’écouler vers le vagin, remonterait dans les trompes de Fallope pour s’écouler dans la cavité abdominale. On appelle ce phénomène les menstruations rétrogrades.
  • Elle pourrait aussi être causée par la transformation des cellules péritonéales. Les cellules du péritoine, le tissu qui englobe les organes du bas ventre, pourraient ainsi sous l’action d’hormones ou de facteurs immunitaires muter en cellules endométriales.
  • Les cellules de l’endomètre pourraient être transportées hors de l’utérus via la circulation sanguine. C’est l’hypothèse du « transport endométrial ».

Les facteurs de risque

L’endométriose a été associée à différents facteurs :

  • Ne pas avoir d’enfants
  • Avoir eu ses règles à un âge précoce
  • Des cycles menstruels courts (moins de 27 jours)
  • De forts taux sanguins d’estrogènes
  • Un indice de masse corporelle bas
  • La présence d’autres cas d’endométriose dans la famille (mère, sœur, tante)
  • Anomalies utérines
  • Ménopause tardive

L’endométriose ne se développe en général que plusieurs années après les premières règles. Ses symptômes disparaissent temporairement pendant la grossesse et définitivement à la ménopause (sauf en cas de prise d’estrogènes).

La principale complication de cette maladie est l’infertilité. C’est d’ailleurs souvent au cours d’une consultation pour infertilité qu’elle est diagnostiquée. Les femmes atteintes d’endométriose sont aussi plus à risque de cancer des ovaires.

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