2 anti-inflammatoires liés à un risque d’arrêt cardiaque

Par Thierry Souccar - Journaliste et auteur scientifique, directeur de laNutrition.fr Publié le 26/04/2017 Mis à jour le 27/04/2017
Actualité
Pris régulièrement, ibuprofène et diclofénac augmenteraient le risque d’arrêt cardiaque.

2 anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS, ou NSAID en anglais), le diclofénac et l’ibuprofène, pourraient augmenter le risque d’arrêt cardiaque lorsqu’ils sont pris régulièrement, selon une étude danoise sur 28947 cas survenus hors contexte hospitalier. L’usage de diclofénac est associé à un risque accru de 50%, celui d’ibuprofène à un risque plus élevé de 31%. Les autres molécules (naproxène, célécoxib, rofécoxib) n’étaient pas associées à un risque significatif, mais le nombre de cas était probablement trop faible pour pouvoir tirer des conclusions.

Les AINS, très prescrits dans les rhumatismes, ont déjà été associés à un risque cardiovasculaire élevé, avec notamment un risque d'insuffisance cardiaque selon une étude du BMJ. Les études suggèrent que le célécoxib présenterait un profil de risque plus favorable.

Le Pr Gunnar Gislason (université de Copenhague), qui a dirigé l'étude, demande un contrôle plus strict de la délivrance de ces médicaments : "Ils sont délivrés sans ordonnance, ce qui peut faire croire qu'ils sont anodins." 

Ces médicaments devraient être évités en cas de risque cardiovasculaire et utilisés dans tous les cas avec précaution, estiment les auteurs de cette étude. Il est conseillé d’utiliser les doses les plus faibles possibles.

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