2 anti-inflammatoires liés à un risque d’arrêt cardiaque

Actualité
Pris régulièrement, ibuprofène et diclofénac augmenteraient le risque d’arrêt cardiaque.

2 anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS, ou NSAID en anglais), le diclofénac et l’ibuprofène, pourraient augmenter le risque d’arrêt cardiaque lorsqu’ils sont pris régulièrement, selon une étude danoise sur 28947 cas survenus hors contexte hospitalier. L’usage de diclofénac est associé à un risque accru de 50%, celui d’ibuprofène à un risque plus élevé de 31%. Les autres molécules (naproxène, célécoxib, rofécoxib) n’étaient pas associées à un risque significatif, mais le nombre de cas était probablement trop faible pour pouvoir tirer des conclusions.

Les AINS, très prescrits dans les rhumatismes, ont déjà été associés à un risque cardiovasculaire élevé, avec notamment un risque d'insuffisance cardiaque selon une étude du BMJ. Les études suggèrent que le célécoxib présenterait un profil de risque plus favorable.

Le Pr Gunnar Gislason (université de Copenhague), qui a dirigé l'étude, demande un contrôle plus strict de la délivrance de ces médicaments : "Ils sont délivrés sans ordonnance, ce qui peut faire croire qu'ils sont anodins." 

Ces médicaments devraient être évités en cas de risque cardiovasculaire et utilisés dans tous les cas avec précaution, estiment les auteurs de cette étude. Il est conseillé d’utiliser les doses les plus faibles possibles.

  • Version actuelle le 29/03/2021
    Mise à jour par Collectif laNutrition
  • le 27/04/2017
    Mise à jour par Priscille Tremblais Journaliste scientifique
  • le 26/04/2017
    Publication par Thierry Souccar Journaliste et auteur scientifique, directeur de laNutrition.fr

La sélection

Publicité

Les meilleurs livres des éditions Thierry Souccar sélectionnés par la rédaction.

Découvrir la boutique logo Nutrivi

A découvrir également

Back to top