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Contre l'hypertension, l'alimentation reste le premier levier : moins de sel, plus de fruits et légumes, à l'image du régime DASH. Mais certains compléments alimentaires peuvent aussi contribuer à faire baisser la pression artérielle. Avec les conseils d’Angélique Houlbert, auteure du guide Nutri Hypertension.
Premier complément à considérer : le magnésium, qui intervient dans plus de 300 réactions biochimiques de l’organisme. Il joue notamment un rôle dans le maintien des fonctions musculaire et nerveuse, dans la régulation du rythme cardiaque et de la pression artérielle. « Il améliore le relâchement des muscles lisses des parois artérielles en bloquant les canaux calciques, explique Angélique Houlbert dans son livre Nutri Hypertension. Il a donc des propriétés vasodilatatrices, c’est-à-dire qu’il améliore la relaxation des vaisseaux. »
D’après une méta-analyse de 34 études impliquant plus de 2000 participants (1), une supplémentation en magnésium à une dose médiane de 368 mg par jour pendant trois mois réduit de manière significative :
Le potassium est, avec le sodium, un des électrolytes les plus présents dans le corps. L’équilibre entre le sodium et le potassium joue un rôle dans le contrôle de la pression artérielle. Si le sel (chlorure de sodium) est déconseillé aux hypertendus, les apports en potassium, en revanche, sont favorables à la santé cardiovasculaire. Des recherches sur des modèles animaux ont montré qu’il agit directement sur les artères dont il réduit la calcification et la rigidité, ce qui diminuerait le risque d’athérosclérose.
Ses bienfaits ont aussi été démontrés lors d’essais cliniques. Selon une méta-analyse de 23 études incluant 1 213 personnes, une supplémentation en potassium pendant plus d’un mois réduit la pression systolique et diastolique (2).

L’aubépine (Crataegus monogyna) est un arbrisseau de la famille des rosacées qui fleurit généralement en mai d’où ses surnoms de « bois de mai » ou « épine de mai ». En phytothérapie, elle est recommandée pour son action sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Elle serait également calmante.
Une étude pilote a montré qu’une complémentation de 500 mg d’extrait d’aubépine pendant 10 semaines pouvait réduire la pression artérielle diastolique (3). « Ses flavonoïdes augmentent la capacité antioxydante et amélioreraient la production d’oxyde nitrique (NO) au niveau de l’endothélium, ce qui favorise une meilleure vasodilatation, » explique Angélique Houlbert. La plante agirait aussi en tant que diurétique.
L’ail est traditionnellement recommandé pour baisser la pression artérielle et améliorer les paramètres cardio-métaboliques. « Une déficience en soufre pourrait jouer un rôle dans l’hypertension et être atténuée par une supplémentation en composés organosulfurés dérivés de l’ail », explique Angélique Houlbert.
Des chercheurs de l’Université d’Adelaïde, en Australie, ont mis en évidence les bénéfices de l’extrait d’ail vieilli chez 50 personnes hypertendues. Les participants ont reçu soit 4 suppléments d’extrait d’ail vieilli par jour (l’équivalent de 2,5 grammes d’ail frais), soit un placebo, durant 12 semaines (4). Résultat : la pression systolique a été réduite chez les personnes supplémentées. Pour les scientifiques, « l’extrait d'ail vieilli est considéré comme sûr et plus tolérable que la poudre d'ail, et supérieur à l'ail cru ou cuit en ce qui concerne ses propriétés antihypertensives. »
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