Quand la vitamine C cible des cellules cancéreuses

Par Lanutrition.fr Publié le 16/03/2017 Mis à jour le 11/04/2017
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La vitamine C empêche des cellules souches cancéreuses de se procurer de l’énergie pour proliférer.

Le cancer est la deuxième cause de décès et de maladies dans le monde, à l’origine de près de 9 millions de décès en 2015, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le nombre global de nouveaux cas de cancer devrait croître d'environ 70% dans les 20 prochaines années.

Il existe de nombreux traitements du cancer, mais leur efficacité est variable. Les chimiothérapies ont permis à de nombreux malades de guérir, mais elles sont parfois mises en échec, et elles ont des effets indésirables. Dans certains cas, le cancer ne répond pas au traitement, et on pense que des cellules cancéreuses apparentées aux cellules souches sont à l’origine d’une récidive et de métastases.

Traitement métabolique

Les chercheurs explorent donc des traitements complémentaires qui pourraient renforcer l’efficacité des traitements classiques. C’est le sens du traitement métabolique proposé par les Dr Laurent Schwartz et Luc Montagnier dans le livre « Cancer, un traitement simple et non toxique ». Ce traitement repose en partie sur l’administration de substances naturelles, souvent avec un régime pauvre en glucides.

Une nouvelle recherche, publiée dans le journal Oncotarget, a examiné l'efficacité de 3 substances naturelles, 3 médicaments expérimentaux (actinonine, FK866 et 2-désoxyglucose ou 2-DG) et un médicament, le stiripentol, pour stopper la croissance de ces cellules souches cancéreuses du sein (CSC).

Les 3 substances naturelles étaient la vitamine C, un ester naturel d’acide caféique (CAPE) et la silibinine. Le CAPE est un polyphénol que l’on trouve dans de nombreuses plantes et dans la propolis. La silibinine est le principe actif majeur de la sylimarine, extraite du chardon-marie.

Ces 7 substances ont été sélectionnées pour leur capacité théorique à entraver le processus énergétique qui permet aux CSC de se procurer de l’énergie, donc multiplier et croître. Contrairement aux cellules saines, qui se procurent de l’énergie grâce à leurs mitochondries, dans de nombreuses cellules cancéreuses ce processus repose beaucoup sur la glycolyse, une dégradation du glucose qui a lieu dans le corps de la cellule. C’est ce qu’on appelle l’effet Warburg.

L'étude a été menée par des chercheurs de l'Université de Salford à Manchester au Royaume-Uni, et a été dirigée par le Dr Gloria Bonuccelli.

La vitamine C jusqu'à 10 fois plus efficace que des médicaments expérimentaux

Les 7 substances testées, dont l’actinonine et le FK866 se sont révélé efficaces. Cependant, les substances naturelles ont elles aussi permis de prévenir le développement des CSC, et c’est la vitamine C qui était la plus efficaces : 10 fois plus que le 2-DG.

Cette étude, écrivent ses auteurs, apporte la preuve supplémentaire que la vitamine C et d’autres composés naturels non toxiques pourraient jouer un rôle dans la lutte contre le cancer, en complément des traitements traditionnels, en particulier pour prévenir la récidive, et les métastases (lire notre avis).

Notre avis : Dans les années 1970 le double prix Nobel américain Linus Pauling a avancé que la vitamine C à dose élevée, essentiellement en perfusion, pourrait aider à retarder ou contrôler le cancer. Les études conduites à ce jour ont trouvé que la vitamine C réduit la prolifération cellulaire de nombreuses cellules cancéreuses (de la prostate, du pancréas, hépatique, côlon, fois, cerveau). Cependant, les essais menés aussi bien chez l'animal que chez l'homme ont donné des résultats contradictoires. Des études ont trouvé que la vitamine C améliore la qualité de vie des patients et réduit les effets secondaires de la chimiothérapie. Dans d’autres études, l’association de médicaments de chimiothérapie avec arsenic trioxyde/vitamine C a accéléré la progression de cancers déjà métastasés. Dans les essais passés ou en cours, la vitamine C est généralement administrée à des doses allant jusqu’à 1,5 g/kg (sauf maladie rénale, risque de calcul, déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase).

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