Jeûne intermittent ou restriction calorique : que disent les études scientifiques ? Les deux approches ont été comparées sur une année.
Le jeûne intermittent que pratiquent les musulmans durant le mois du Ramadan a des effets bénéfiques sur le microbiote, selon une étude récente.
De nombreuses études ont déjà documenté les effets bénéfiques sur les paramètres métaboliques du jeûne intermittent qu'effectue les musulmans durant le mois du Ramadan, mais qu'en est-il de ses effets sur le microbiote ? Une étude publiée en 2021 dans The journal of Clinical Nutrition s'est penchée sur cet aspect santé que peut avoir ce jeûne religieux. Détails.
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Les chercheurs ont prélevé des échantillons de selles et de sang, ainsi que des données physiologiques dans 2 cohortes sur 2 années différentes. Les résultats ont été comparés à un groupe témoin.
Résultats : les chercheurs ont observé que le jeûne intermittent augmentait la diversité du microbiote et était associé à une augmentation des Lachnospiraceae et des bactéries de la famille des Ruminococcaceae. Ces deux souches bactériennes se sont avérées augmenter la production d'acide butyrique. Ce dernier est l'un des trois acides gras à chaîne courte ayant des propriétés anti-inflammatoires et connus pour réguler les paramètres métaboliques comme la glycémie. Néanmoins, la composition du microbiote est revenue au niveau de base la fin du Ramadan, ce qui pourrait être le signe que le jeûne intermittent doit être, pour des raisons de santé, introduit dans la routine alimentaire de chacun pour profiter de ces effets sur le long terme.
Pour multiplier les effets bénéfiques de ce jeûne intermittent sur le microbiote, on peut consommer durant les périodes d'alimentation des aliments riches en fibres prébiotiques (le pissenlit, la chicorée amère, l'ail, le poireau, l'oignon, l'asperge) mais aussi des aliments probiotiques (laits fermentés, kéfir, yaourt, fromage, légumes lacto-fermentés...). Au contraire, il faudra passer son chemin devant les aliments ultra-transformés, les boissons sucrées et les aliments à index glycémique élevé.
Pour en savoir plus sur comment prendre soin de son microbiote, lire : Comment restaurer son microbiote
Jeûne intermittent ou restriction calorique : que disent les études scientifiques ? Les deux approches ont été comparées sur une année.
Si le jeûne intermittent est reconnu pour ses bienfaits pour perdre du poids, que penser des jeûnes religieux comme le Ramadan ou le Carême ? Ces pratiques sont-elles bénéfiques à la santé cardiovasculaire ?
Si vous pratiquez le jeûne intermittent sans voir de bénéfices sur la balance, c’est peut-être parce que vous ne sautez pas le bon repas. Voyons ce que dit la science.