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Chez des intolérants au fructose, la maladie du foie gras peut se déclarer sans obésité ni résistance à l’insuline. Mais c'est le cas aussi dans la population générale.
La maladie du foie gras non alcoolique (NAFLD qui dégénère en stéatose hépatique ou NASH) gagne de plus en plus de terrain dans le monde. On sait maintenant qu’un excès de fructose libre (et donc de sodas, jus de fruits, etc.) et des comportements sédentaires sont, en partie, responsables de l’accumulation des graisses dans le foie. En effet, le fructose est un monosaccharide métabolisé principalement par cet organe. Lorsqu’il y a « embouteillage » métabolique au niveau des mitochondries, le foie convertit ce fructose excessif en triglycérides si (et seulement si) :
Cette maladie va souvent de pair avec un surpoids ou une obésité et une résistance à l’insuline. Mais peut-on avoir le foie gras sans souffrir de ces problèmes ? Oui, selon des études de cohorte (1, 2). Mais existe-t-il une sous-catégorie de la population plus à même d’en souffrir que les autres ? C’est ce qu’ont voulu savoir une équipe de chercheurs espagnols.
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Les scientifiques ont réalisé ce qu’on appelle une étude transversale : ils ont recruté 16 patients atteints d’une pathologie métabolique héréditaire, l’intolérance au fructose, qui touche 1 personne sur 200 000. Cette maladie est causée par un déficit d'une enzyme : l'aldolase B, qui intervient dans les réactions métaboliques où apparaît le fructose au niveau du foie, des reins et de l'intestin grêle. Le traitement de cette pathologie est l'éviction du fructose, du sorbitol et du saccharose à vie.
Voici les caractéristiques des patients de cette étude :
Afin d'évaluer leur santé hépatique, les participants ont été soumis à des examens d’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM). Les investigateurs ont alors observé que les patients présentant un sous-type de la mutation génétique de l'aldolase B (la mutation c.448G > C (p.Ala150Pro)) étaient plus à même de souffrir d'une NAFLD. Selon les auteurs, cette mutation entraîne, par sa nature même, une infiltration encore plus importante des graisses au niveau hépatique.
Malgré ces résultats, les chercheurs soulignent qu'ils ne possèdent pas encore assez de données pour comprendre le mécanisme précis de la NAFLD lors de maladies génétiques telle que l'intolérance au fructose.
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Cette étude démontre que le risque de NAFLD (sans embonpoint ou résistance à l’insuline) semble être plus élevé chez certains intolérants au fructose que dans la population générale. Ce qui explique une partie des cas de foie gras chez des personnes minces sans problème de résistance à l'insuline.
Si vous êtes en bonne santé, la meilleure solution pour prévenir cette pathologie est d’éviter les produits ultra-transformés, riches en sucres libres (c’est-à-dire en sucres ajoutés ou en sucres naturels dépourvus de leurs fibres), à index et charge glycémique élevés et de bouger de manière régulière. Eviter les jus de fruits et les boissons sucrées en général est, par exemple, un des gestes préventifs à adopter rapidement.
Pour aller plus loin, le livre d'Angélique Houlbert : Le régime NASH contre la maladie du foie gras et Les recettes du régime NASH
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