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Une étude menée sur plus de 90 000 femmes ménopausées montre qu’une alimentation à densité calorique élevée est liée à un risque de cancer plus élevé chez les femmes qui ne sont pas en surpoids.
Plus de 30% des cancers pourraient être évités avec des modifications alimentaires. Les études montrent que l’obésité est associée à un risque plus élevé de certains cancers (sein, colorectal, ovaires…). Certaines habitudes alimentaires sont mises en cause : une étude française récente rapporte un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque accru de cancer. De la même façon, les aliments à index glycémique élevé peuvent également augmenter le risque.
Dans une nouvelle étude, les chercheurs se sont intéressés à la relation entre la densité énergétique alimentaire et le risque de cancer. La densité énergétique (ou calorique) d’un aliment correspond au nombre de calories apportées par un gramme de cet aliment. Une alimentation à densité calorique élevée favorise la prise de poids et l’obésité abdominale. Les études montrent qu’un repas à densité énergétique élevée a tendance à augmenter le taux de sucre sanguin après une repas et à diminuer la réponse insulinique.
Dans cette étude, les chercheurs ont analysé les données concernant 92 295 femmes ménopausées ayant répondu à des questionnaires alimentaires.
Les résultats montrent que les personnes qui ont l’alimentation avec la densité énergétique la plus élevée ont un indice de masse corporelle (IMC) et un tour de taille globalement plus élevés que celles qui consomment des aliments à densité énergétique faible. Une alimentation à densité calorique élevée est liée également à un risque 10% supérieur de développer un cancer mais seulement chez les femmes ménopausées ayant un poids normal. Ces résultats s’expliquent vraisemblablement par un dérèglement métabolique, indépendant du poids corporel, provoqué par ce type d'alimentation.
Le pouvoir rassasiant des aliments à densité énergétique élevée (céréales pour enfants, pain au chocolat, biscuits…) est plus faible que celui des aliments à densité calorique basse. Donc en consommant ce genre d’aliments on a tendance à manger plus et donc à avoir des apports énergétiques globalement plus importants.
Privilégier les aliments à faible densité énergétique permet de réduire les calories (mais pas les quantités). Il faut donc constituer ses assiettes de 50% de légumes et des légumes secs, comme le recommande LaNutrition.fr. Globalement, les aliments à densité énergétique faible sont en effet ceux qui sont riches en eau et en fibres. Adopter un régime méditerranéen ou une alimentation à IG bas permet de diminuer la densité calorique des repas, et d'avoir une alimentation protectrice.
Lire aussi notre dossier : Cancer et alimentation : tout ce qu'il faut savoir
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