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La mortalité hospitalière due à la COVID-19 est plus faible chez les patients qui ont reçu de la vitamine C.
Après un automne exceptionnellement doux où l’épidémie de COVID semble passée au second plan de nos préoccupations, voici que l’hiver météorologique approche et que, dans le même temps, les chiffres des infections à la COVID-19 repartent à la hausse. Le site CovidTracker annonce ce jour 45 % de contaminations en plus par rapport à la semaine passée.
Quelles vitamines, compléments, peut-on prendre pour réduire son risque d’infections et de complications ? La vitamine C, ou acide ascorbique, est une molécule dont l’action sur l’immunité est complexe. Des chercheurs polonais ont voulu savoir si elle était bénéfique aux patients hospitalisés avec une infection COVID. Ils s’interrogeaient sur le potentiel de cette vitamine car « stimuler le système immunitaire avec de fortes doses de vitamine C peut, paradoxalement, réduire l'immunité. Néanmoins, à des doses thérapeutiques, la vitamine C augmente l'immunité. »
La vitamine C présente également des activités antivirales bénéfiques car elle « inhibe la croissance virale et stimule la production d'interféron. De plus, la vitamine C renforce l'activité antivirale des cellules épithéliales pulmonaires. »
Les chercheurs polonais ont réalisé une méta-analyse sur 19 essais cliniques. D’après leurs résultats, des suppléments de vitamine C sont susceptibles de réduire la mortalité due à la COVID-19 chez les patients âgés de 18 ans et plus. La mortalité hospitalière avec supplémentation était de 24,1 %, contre 33,9 % sans supplémentation. Dans les seuls essais cliniques randomisés, la mortalité hospitalière s'élevait à 23,9 % avec supplémentation contre 35,8 % sans.
Lorsque la vitamine C a été donnée par voie intraveineuse, la mortalité était de 13,0 % contre 18,9 % sans vitamine C. Pour la vitamine C administrée par voie orale, l'analyse groupée a trouvé une réduction significative de la mortalité hospitalière de 39,3 % contre 51,8 % sans vitamine C.
Cependant, la durée de séjour en unité de soins intensifs était plus longue chez les patients traités par vitamine C par rapport au traitement standard. D'autres études, en particulier des essais cliniques randomisés, sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
La vitamine C est un puissant antioxydant. En 1970, le chercheur américain et double Prix Nobel Linus Pauling a publié un livre montrant que la vitamine C permet de prévenir le rhume.
Dans Arrêtons de saboter notre immunité, Thierry Souccar explique « La principale cause de décès, en cas d’infection par le nouveau coronavirus SARS-CoV-2, mais aussi par le virus de la grippe, est une réaction inflammatoire massive appelée « tempête de cytokines » qui prend son origine dans les poumons et peut conduire à un syndrome clinique gravissime avec défaillance de plusieurs organes, puis à la mort. »
Or la vitamine C a une action anti-inflammatoire qui pourrait être intéressante contre la COVID-19 : « En cas de tempête de cytokines ou de septicémie, des neutrophiles (globules blancs) s’accumulent dans les poumons, détruisant les capillaires alvéolaires. La vitamine C peut prévenir efficacement ce processus et limiter les lésions pulmonaires. De plus, la vitamine C peut aider à éliminer le liquide alvéolaire et préserver la fonction barrière des poumons. » Enfin, « les tempêtes de cytokines s’accompagnent d’un niveau élevé de stress oxydant », d’où l’intérêt d’un antioxydant comme la vitamine C.
La vitamine C est présente dans des fruits et légumes, comme le kiwi, le poivron, le cassis, le citron, l’orange, le pamplemousse… Nos besoins s’élèvent à 110 mg par jour pour les adultes.
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