40% des cas de démence pourraient être évités par des modifications du mode de vie

Par Suzanne Lovell Publié le 11/08/2020 Mis à jour le 11/08/2020
Actualité

La modification de 12 facteurs de risque au cours de la vie pourrait retarder ou prévenir 40% des cas de démence, selon une mise à jour de la Commission Lancet sur la prévention, l'intervention et les soins de la démence, présentée à la conférence internationale de l'Association Alzheimer (AAIC 2020).

Pourquoi c’est important

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde, avec 60 à 70 % des cas causés par la maladie d’Alzheimer. Ce nombre tend à augmenter puisqu’on vit de plus en plus longtemps.
L’OMS estime que le nombre total de personnes atteintes de démence devrait grimper à 82 millions en 2030 et 152 millions d’ici 2050.

Prévenir les démences et la maladie d'Alzheimer en particulier est ainsi devenu un enjeu majeur de santé publique.

Ce que montre l’étude

Un précédent rapport, publié en 2017 par The Lancet, avait déjà identifié neuf facteurs de risque. Cette liste a été actualisée avec trois nouveaux facteurs : la consommation excessive d’alcool, les blessures à la tête et l’exposition à la pollution de l’air à l’âge adulte.

Selon les chercheurs, ces facteurs sont respectivement associés à 1 %, 3 % et 2 % des cas de démence. Les autres facteurs sont : les conditions d’éducation (7 %), la perte d’audition (8 %), l’hypertension (2 %), l’obésité (1 %), le tabagisme (5 %), la dépression (4 %), l’isolement social (4 %), l’inactivité physique (2 %) et le diabète (1 %).

« Notre rapport montre que les décideurs et les individus ont le pouvoir de prévenir ou retarder une part importante des cas de démence », estime l'auteur principal, Gill Livingston de l'University College de Londres. 

Dans certains pays à revenu élevé, dont le Royaume-Uni, les États-Unis et la France, la proportion de personnes âgées atteinte de démence a diminué, probablement en raison de l'amélioration de l'éducation, de la nutrition, des soins de santé et des changements de mode de vie, démontrant la possibilité de réduire la démence grâce à des mesures préventives.


En pratique

Le nouveau rapport a identifié les plus grands facteurs de risque connus de démence comme le tabagisme, la consommation excessive d'alcool, l'hypertension artérielle, l'obésité, le diabète, les traumatismes crâniens, la dépression, la perte auditive et l'exposition à la pollution de l'air, ainsi que le manque d'exercice, d'éducation et de contact social. À part la pollution de l'air qui ne peut être modifiée que par des directives politiques et les traumatismes crâniens qui ne sont pas toujours évitables, tous ces facteurs peuvent être améliorés par des changements de mode de vie, notamment alimentaires. 

Le protocole du Dr Bredesen vise d'ailleurs à améliorer la grande majorité de ces facteurs.

Références
  1. Gill Livingston et al. Dementia prevention, intervention, and care: 2020 report of the Lancet Commission. 

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