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La parvalbumine, une protéine présente dans le poisson, empêcherait la formation de structures amyloïdes associées à la maladie de Parkinson.
La maladie de Parkinson – une maladie dégénérative du système nerveux central – survient généralement après 60 ans et concerne en France entre 100 000 et 120 000 personnes avec 8 000 nouveaux cas déclarés chaque année. LaNutrition.fr a déjà répertorié les aliments à privilégier et ceux à éviter pour prévenir cette maladie neurodégénérative. Consommer des aliments riches en oméga-3 comme les poissons gras fait partie de ces recommandations. Les bénéfices pour la santé neurologique à long terme de la consommation de poisson sont en effet généralement attribués aux acides gras oméga-3. Mais une nouvelle étude menée par des chercheurs suédois suggère qu’une protéine présente dans le poisson, la parvalbumine, pourrait également jouer un rôle dans la prévention de la maladie de Parkinson.
Une des caractéristiques de la maladie de Parkinson est la formation d’agglomérats anormaux de protéines (les corps de Lewy) parmi lesquelles, l’alpha-synucléine. Les poissons contiennent des quantités importantes d'une autre protéine, la parvalbumine, qui constitue aussi le principal allergène du poisson. La majorité des espèces de poissons contiennent environ 0,2 g de parvalbumine pour 100 g de tissu musculaire.
Grâce à des tests expérimentaux, les chercheurs ont découvert que la parvalbumine du poisson piège et utilise efficacement la protéine alpha-synucléine, l'empêchant ainsi de s’agréger et de former des structures amyloïdes, potentiellement dangereuses. Cela pourrait permettre de prévenir Parkinson, même si cela doit être confirmé par d'autres études. Les chercheurs veulent aussi vérifier si la parvalbumine peut avoir un effet bénéfique dans d’autres maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.
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