Notre cerveau ne cesse jamais de créer de nouveaux neurones – une découverte qui révolutionne notre compréhension du vieillissement cérébral et ouvre des perspectives prometteuses pour la mémoire, l'humeur et l'apprentissage tout au long de la vie.
Avoir de bons apports en vitamine D pourrait protéger de la maladie d'Alzheimer.
De plus en plus de recherches mettent en évidence un lien entre la faible consommation de poisson et le risque de développer la maladie d'Alzheimer. L'explication de ce lien pourrait être l'apport en oméga-3, aux nombreuses vertus, en particulier sur le cerveau. Mais il pourrait également s'agir de la vitamine D, bien présentes dans les poissons gras.
Le déficit en vitamine D est particulièrement répandu dans le monde, notamment en raison d'un manque d'exposition au soleil, nécessaire à la production de la vitamine par l'organisme. Le manque de vitamine D est lié à une mauvaise cognition, au risque de démences et de maladie d'Alzheimer, comme le montrent différents travaux.
Des chercheurs de l'université d'Angers, en France, ont décidé d'examiner le lien entre l'apport alimentaire en vitamine D et le risque de développer la maladie d'Alzheimer.
Dans une étude toulousaine intitulée EPIDOS, des femmes âgées de 79,8 ans en moyenne ont été suivies pendant 7 ans (1). Leurs habitudes alimentaires et leur état de santé ont été observés et les données repertoriées. Les habitudes d'exposition au soleil ont également été prises en compte.
Les résultats révèlent que les personnes qui ont les apports en vitamine D les plus importants ont 4 fois moins de risque de développer la maladie d'Alzheimer que les autres. Un lien renforcé chez les personnes qui s'exposent régulièrement au soleil à la mi-journée avec un risque de développer la maladie diminué de moitié. En revanche, ni la vitamine D d'origine alimentaire ni l'exposition au soleil ne semblaient influencer le risque de démence sénile.
Ces résultats supportent fortement l'importance de la vitamine D dans la prévention de la maladie d'Alzheimer. Mais la complémentation est-elle efficace ?

Malgré les propriétés neuroprotectrices de la vitamine D, le rôle de la supplémentation en prévention fait l’objet de débats. Une nouvelle étude parue en 2023 a tenté de lever ces incertitudes (2).
Une équipe de l'université de Calgary au Canada a suivi un groupe de plus de 12 000 personnes pour évaluer les effets à long terme de la supplémentation en vitamine D sur l'incidence de la démence.
Les chercheurs ont signalé une réduction de 40 % du risque de démence sur une période de dix ans dans tous les groupes ayant pris un supplément de vitamine D. Cependant, l'effet était plus significatif chez les femmes plus âgées (en raison de la diminution des œstrogènes, qui activent la vitamine D), non porteuses d'APOE4. Les porteurs d'APOE4 ont une prédisposition génétique à la maladie d'Alzheimer.
La vitamine D est une hormone stéroïdienne qui intervient dans le fonctionnement de près d’un millier de gènes dans l’organisme, dont beaucoup sont impliqués dans l’inflammation, le vieillissement et les fonctions cognitives.
Une prise de sang permet de connaître son taux de vitamine D. D'après Max Lugavere, auteur de La nutrition du cerveau, "Alors qu’il n’existe aucun consensus sur le taux idéal de vitamine D, une concentration sanguine comprise entre 40 et 60 ng/mL semble conférer le taux le plus faible de mortalité toutes causes confondues sur une période de temps donnée." Il conseille 2000 à 5000 UI de vitamine D3 par jour avec un contrôle régulier pour vérifier que votre taux sanguin est bien compris entre 40 et 60 ng/mL.
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