Tout savoir sur l'hypertension artérielle

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Dans ce dossier, vous retrouverez tout ce qu'il y a à savoir sur l'hypertension artérielle : causes, facteurs de risques, alimentation, traitements complémentaires, etc.

Sommaire

1
Hypertension artérielle : causes et symptômes
2
Diminuez votre tension naturellement
3
8 traitements naturels de l’hypertension validés par la science
4
Hypertension : le sport aussi efficace que les médicaments?
1 Hypertension artérielle : causes et symptômes

L’hypertension est le premier facteur de risque des maladies cardiovasculaires et d’accident vasculaire cérébral (AVC) des pays développés. Voici ses causes et ses symptômes.

Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean Publié le 16/05/2019 Mis à jour le 16/05/2019

La Fédération française de cardiologie estime à 10 millions les hypertendus traités et à 4 millions ceux qui ne sont pas dépistés.

La tension artérielle c’est la pression avec laquelle le sang circule dans les vaisseaux. Elle permet au sang de circuler dans tout le corps afin d’atteindre même les endroits les plus éloignés (comme les micro-vaisseaux qu’on retrouve dans les oreilles, les cheveux…).

Elle est déterminée à la fois par la quantité de sang que le cœur peut propulser et la résistance des parois des artères et autres vaisseaux sanguins.

Plus le cœur pompe du sang, plus les artères sont étroites ou rigides et plus la tension sera élevée. Pendant l’exercice physique ou dans une situation de stress, le cœur se met à battre plus vite et la tension artérielle augmente, c’est normal. En revanche chez les personnes hypertendues, la tension reste élevée en continu, même au repos.

On peut souffrir d’hypertension pendant des années sans s’en rendre compte car elle est souvent asymptomatique. Cependant, même si on ne ressent aucun symptôme, les dommages sur les vaisseaux sanguins et sur le cœur peuvent se produire. Une hypertension non diagnostiquée augmente les risques de santé grave comme des problèmes cardiaques ou des AVC.

L'hypertension artérielle (HTA) se développe généralement sur de nombreuses années et finit par toucher presque tout le monde avec l’âge. Heureusement, elle peut être facilement détectée. Et une fois diagnostiquée, elle se traite aussi aisément.

Les symptômes de l’hypertension

La plupart des personnes souffrant d'HTA ne présentent aucun signe ou symptôme, même lorsque les chiffres de tension artérielle atteignent des niveaux dangereusement élevés.

Comme le cœur est obligé de pomper plus, il se peut que l’hypertension entraîne des palpitations cardiaques. Certaines personnes peuvent aussi présenter des maux de tête, des essoufflements ou des saignements de nez, mais ces symptômes ne sont pas spécifiques et n'apparaissent généralement pas avant que l'hypertension artérielle n'ait atteint un stade grave.

Ses causes

Lorsqu’une personne fait de l’hypertension, les parois de ses artères sont constamment soumises à une forte pression et cela fatigue plus rapidement le cœur et les vaisseaux.

Il existe deux types d’hypertension artérielle :

  • L’HTA dite primaire ou « essentielle »

Ce type d’HTA est causé par de nombreux facteurs de risque qui s’accumulent avec le temps. Certains facteurs ne sont pas « contrôlables » comme l’âge et la génétique et dans certains cas le surpoids et l’obésité. Mais d’autres facteurs sont dus à notre mode de vie, comme les habitudes alimentaires, l’excès de sel par exemple, la sédentarité, l’abus d’alcool, le tabagisme, le stress. Ce type d’HTA apparaît en général graduellement à partir de 50 ans, même si elle peut survenir avant cet âge.

  • L’HTA dite secondaire

Ce type d’HTA est la conséquence d’un autre problème de santé lié de près ou de loin au cœur. Elle peut ainsi être due à des problèmes rénaux, endocriniens, congénitaux, au diabète, à l’apnée du sommeil… Mais également à une surmédication ou l’utilisation de drogues illicites.

Ses facteurs de risques

  • L’âge :

Le risque d’HTA augmente avec l'âge. Jusqu'à l'âge de 64 ans environ, elle est plus fréquente chez les hommes. Les femmes sont plus susceptibles d’en souffrir après 65 ans.

  • Les antécédents familiaux

L’HTA a tendance à se manifester dans les familles prédisposées.

  • Le surpoids et l’obésité

Plus il y a de tissu et de matière, plus le corps a besoin de sang pour fournir de l'oxygène et des nutriments à tous, plus le volume de sang circulant dans les vaisseaux augmente, plus la pression sur les parois des artères augmente.

  • La sédentarité

Les personnes inactives ont tendance à avoir un rythme cardiaque plus élevé. Plus la fréquence cardiaque est élevée, plus le cœur doit travailler fort à chaque contraction et plus la force exercée sur les artères est forte. Le manque d'activité physique augmente également le risque d'obésité.

  • Le tabagisme

Fumer ou mâcher du tabac fait immédiatement augmenter, temporairement, la tension artérielle, mais les produits chimiques contenus dans le tabac peuvent endommager la paroi des vaisseaux durablement. Cela peut entraîner un rétrécissement des artères et augmenter le risque de maladie cardiaque.

  • Une alimentation riche en sel

Le sel est soluble dans l’eau et donc dans le sang, dans lesquels il se retrouve sous forme de sodium et de chlorure. Tous les mouvements du sodium dans l’organisme sont obligatoirement liés à l’eau : lorsqu’on ingère du sodium, on retient de l’eau, lorsqu’on élimine du sodium, on perd de l’eau.
Ainsi, une augmentation de consommation de sel provoque un accroissement du volume sanguin circulant dans les artères et donc une augmentation de la pression sanguine. Au niveau de chacune des cellules, le sodium joue également un rôle important. Le sang véhiculé dans les artères distribue oxygène et nutriments aux cellules des organes. Pour apporter les nutriments aux différentes cellules, un mécanisme, utilisant entre autres le sodium, permet aux cellules de laisser entrer ce dont elles ont besoin pour fonctionner. Une fois dans la cellule, le sodium a fait son travail et doit en ressortir car si la cellule restait gonflée de sodium et d’eau, elle ne pourrait plus fonctionner.

  • Une alimentation faible en potassium

Le potassium aide à équilibrer la quantité de sodium dans les cellules. Pour sortir de la cellule, le sodium a besoin d’être remplacé par du potassium. Si l’alimentation ne contient pas assez de potassium cela peut conduire à une accumulation de sodium dans le sang.

  • Le stress

Des niveaux élevés de stress peuvent entraîner une augmentation temporaire de la tension artérielle.

  • Certaines maladies chroniques

Certaines maladies chroniques peuvent également augmenter le risque d’HTA, comme les maladies rénales, le diabète et l'apnée du sommeil.

Bien que l’HTA soit plus fréquente chez les adultes, les enfants peuvent aussi être à risque. Chez certains enfants, l’HTA est causée par des problèmes rénaux ou cardiaques. Mais pour un nombre croissant d'enfants, de mauvaises habitudes de vie, comme une mauvaise alimentation, l'obésité et le manque d'exercice, contribuent à l'hypertension artérielle.

2 Diminuez votre tension naturellement

Votre tension est trop élevée ? Vous n'êtes peut-être pas obligé de passer par la case médicament. Une bonne hygiène de vie et de bonnes habitudes alimentaires peuvent vous aider à vous rapprocher du fameux score de 12/6. Découvrez le régime DASH.

Par test test Publié le 11/01/2012 Mis à jour le 16/05/2019

La pression artérielle est donnée par deux valeurs : la pression systolique qui est la pression artérielle maximale et la pression diastolique, qui est la pression minimale. La pression la plus élevée est atteinte lorsque le cœur se contracte. Entre les contractions, lorsque le cœur est au repos, la pression chute à son niveau le plus bas. Ainsi, quand le médecin annonce 12/8 cela signifie que la pression systolique est de 120 millimètres de mercure et que la pression diastolique est de 80 millimètres de mercure.

Si votre tension systolique dépasse 14 et que votre tension diastolique dépasse 9, cette section vous concerne. Pour le corps médical, en effet, vous souffrez d'hypertension. Dans la plupart des cas, la cause d'une hypertension reste inconnue.

Lorsque la tension artérielle atteint un niveau trop élevé elle peut provoquer des lésions aux artères, au cœur, au cerveau, aux reins ou à l'œil. Être hypertendu augmente donc les risques de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral et d’insuffisance rénale.

L’obésité, la sédentarité augmentent le risque d’hypertension artérielle. Mais l’alimentation joue un rôle considérable. Les graisses saturées apportées par les aliments d’origine animale comme le beurre contribuent à l’hypertension artérielle en favorisant athérosclérose et artériosclériose. Cependant, la piste la plus sérieuse est celle du déséquilibre entre deux minéraux : le sodium et le potassium.

Trop de sel

Nous avons hérité des gènes de nos ancêtres qui étaient adaptés à un environnement pauvre en sodium, très riche en potassium. Aujourd’hui, nous consommons 10 fois plus de sel qu’au paléolithique, et quatre fois moins de potassium. De ce déséquilibre naissent divers troubles, dont le plus connu : l’hypertension. En 1960, les Japonais mangeaient 18 g de sel par jour ; en 1989, ils sont passés à 14 g. Résultats : les chiffres de la pression artérielle chez les adultes ont chuté tout comme les décès par accident vasculaire cérébral. La baisse de la tension artérielle a été encore plus spectaculaire chez les enfants. En Belgique, en 1968, une grande campagne d’information sur le danger de la surconsommation de sel a été lancée visant les personnes d’âge moyen. La réduction de 16 à 11 g par jour chez les hommes et de 12 à 9 g chez les femmes s’est soldée par une chute des chiffres de pression artérielle, à la fois chez les personnes sous traitement médicamenteux et sans traitement.

L’étude INTERSALT portait sur plus de 10 000 hommes et femmes, vivant dans 32 pays différents. Cette étude a montré que plus les personnes mangent de sel, plus elles ont une pression artérielle élevée. En revanche, plus l’alimentation est riche en potassium, plus la pression artérielle est basse.

La clé : diminuer le chlorure de sodium, augmenter le potassium.

Plus de 33 études ont été conduites avec des suppléments de potassium chez des personnes qui souffraient d’hypertension. Prises collectivement, elles indiquent que le potassium fait baisser significativement la tension, un fait connu depuis le début des années 1990 (1). La baisse est plus importante chez celles et ceux qui consomment de grandes quantités de sel.

Réduire le sel

Chaque Français consomme aujourd’hui en moyenne 9 à 10 grammes de sel par jour, surtout fournis par le pain, les charcuteries, les plats cuisinés industriels. L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a proposé une réduction de 20 % sur 5 ans, soit 4 % par an.

De la même manière, les carences en magnésium s'accompagnent souvent d'hypertension (2). Quant au calcium, on sait depuis longtemps qu'il prévient une forme d'hypertension (prééclampsie) qui apparaît pendant la grossesse (3). Un régime alimentaire qui corrige les déficits éventuels en ces trois minéraux, permet non seulement de faire chuter la tension d'un groupe d'hypertendus, mais aussi de diminuer les doses et les quantités de leurs médicaments (4).

De surcroît, en réduisant la part des graisses saturées dans votre alimentation (si elles sont en excès) vous pouvez obtenir une baisse de 10 % de la pression artérielle (5). Enfin, si vous avez des kilos en trop, c'est peut-être le moment de les perdre. La perte de poids superflu s'accompagne souvent d'une baisse de la tension artérielle (6).

Toutes ces études ont abouti à un test grandeur nature d’un régime antihypertenseur.

Un régime aussi efficace que les médicaments : DASH

L'étude américaine DASH (Dietary Appoaches to Stop Hypertension) a été lancée pour savoir si un régime alimentaire est aussi efficace que des médicaments pour faire baisser la tension.

Dans le cadre de DASH, on a demandé à 459 adultes avec une pression artérielle normale à modérément élevée de suivre trois types de régime. Un premier groupe, servant de « témoin » a suivi un régime apportant 4 portions de fruits ou légumes, un demi-laitage par jour.

Le deuxième groupe devait consommer 8,5 portions de fruits et légumes. Ce régime était donc très riche en potassium et magnésium et en antioxydants.

Un troisième groupe a suivi un régime encore plus riche en fruits et légumes (10 portions), avec des laitages maigres, moins de graisses saturées et de cholestérol.

Dans les trois groupes, la consommation de sel est restée identique, de l’ordre de 3 g par jour.

Par rapport au premier groupe, les personnes qui consommaient le plus de fruits et légumes ont connu une baisse marquée de leur pression artérielle. Le régime DASH a ait aussi bien que les médicaments.

DASH a eu une suite. Il s’agissait de déterminer l’impact réel du chlorure de sodium sur l’hypertension. Un groupe a consommé chaque jour 3,5 g de sel, un autre 2,3 g et le dernier 1,2 g. Plus les apports en sel étaient bas, plus la tension a diminué, même lorsqu’au départ elle n’était pas élevée, et elle a baissé à tous les âges et quels que soient le sexe et la couleur de peau des participants.

Le régime selon DASH

 

Chaque jour

Type d’aliments

Nombre de portions

Valeur d’une portion

Valeur de deux portions

Céréales

7 à 8

1 tranche de pain de 35 à 40 g ou 4 à 5 c. à soupe de céréales du petit déjeuner ou 1/6e de baguette ou 2 biscottes

1 plat de pâtes ou de riz

Légumes (de saison, de conserve ou surgelés)

4 à 5

1 plat de crudités ou 1 verre de jus de légumes ou 1 assiette de soupe de légumes

1 plat de légumes cuits

Fruits

4 à 5

1 fruit moyen (120 à 150 g) ou 1 ramequin de fruits au sirop ou compote ou 1 verre (150 à 200 ml) de jus de fruits

 

Produits laitiers

2 à 3

¼ de litre de lait écrémé ou demi écrémé ou 2 yaourts ou 200 g de fromage blanc maigre ou 45 g de fromage maigre

 

Volaille, poisson et viande

2 (ou moins)

90 g (poids net, aliment cuit) de viande ou de poisson

 

Chaque semaine

Amandes, noix, fruits secs oléagineux et légumineuses

4 à 5

45 g d'amandes, de noix ou autres fruits secs oléagineux (amandes, noisettes...) ou 1 plat de légumineuses en hors-d'œuvre ou potage

1 plat de légumineuses servies en plat de légumes (lentilles, pois, haricots...)

Avec DASH, on limite les corps gras à 2 à 3 cuillères à café d'huile, de beurre ou de margarine végétale de type colza ou colza/olive. Mais la responsabilité des graisses dans la pression artérielle n'est pas établie.
Prendre au maximum 5 portions d’aliments sucrés par semaine (une portion = 1 cuillère à soupe de miel, sucre, confiture, ou un verre de boisson sucrée, ou 3 bonbons).

En plus du régime de type DASH, on peut tester, avec l’accord et sous la supervision du médecin des suppléments de potassium et de magnésium<.

Pour aller plus loin : La diététique anti-hypertension (Gabrielle Sarrazin)

Bibliographie

(1) Capuccio, MacGregor, Does Potassium Supplementation Lower Blood Pressure ? A Meta-Analysis of Published Trials, Journal of Hypertension, 9 : 465-473, 1990.

(2) Singh, Rastogi, Mehta, Cameron, Magnesium Metabolism in Essential Hypertension, Acta Cardiologica, 44 : 313-322, 1989.

(3) In Science News, p. 340, Vol. 142.

(4) Singh R. B., Sircar, Rastogi, Singh R., Does Dietary Supplementation of Minerals Prevent Aggravation of Hypertension in Humans ?, Trace Elements in Medicine, 7 (3) : 149-154, 1990.

(5) Iacono, Puska, Dougherty, Effect of Dietary Fat on Blood Pressure in a Rural Finnish Population, American Journal of Clinical Nutrition, 38 : 860-869, 1983.

(6) The Trials of Hypertension Prevention Collaborative Research Group, The effects of Nonpharmacologic Interventions on Blood Pressure of Persons with High Normal Levels, Journal of the American Medical Association, 267(9) : 1213-1220, 1992.

3 8 traitements naturels de l’hypertension validés par la science

Pour faire baisser la pression artérielle, vous pouvez miser sur des plantes et des compléments alimentaires. Sans compter le sport et certaines méthodes corps/esprits. Tour d’horizon des traitements naturels qui ont fait leurs preuves.

Par test test Publié le 08/02/2016 Mis à jour le 16/05/2019

Le niveau de la pression artérielle est déterminé par la force avec laquelle le cœur se contracte et par la souplesse des artères. Il est indiqué par deux valeurs : la pression systolique (qui est la pression artérielle maximale) et la pression diastolique (la pression minimale). Ainsi, quand le médecin annonce 12/7 cela signifie que la tension systolique est de 120 millimètres de mercure (mmHg) et que la tension...

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4 Hypertension : le sport aussi efficace que les médicaments?

L’activité physique serait aussi efficace que toutes les classes de médicaments hypotenseurs pour diminuer la pression artérielle systolique des personnes hypertendues selon une analyse récente.

Par Julien Hernandez Publié le 03/01/2019 Mis à jour le 16/05/2019

Pourquoi c’est important 

L’hypertension artérielle (tension supérieure à 14/9) est considérée comme un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires. Pour réguler la pression artérielle, plusieurs médicaments existent (inhibiteurs des enzymes de conversion de l'angiotensine, bloqueurs de récépteurs de l'angiotensine, bêta-bloquants, bloqueurs de cannaux calciques, diurétiques...) mais en première intention, sauf tension vraiment trop élevée, il est d'abord recommandé de changer d'alimentation et de faire plus d'activité physique car on sait que l’exercice est efficace pour l’abaisser. 

Lire aussi : L’exercice contre la tension artérielle

Dans une récente revue regroupant pas moins de 391 essais contrôlés randomisés, les chercheurs ont tenté d'évaluer l'efficacité de l’activité physique par rapport aux médicaments pour conserver une pression artérielle systolique (PAS) « standard », c'est-à-dire inférieure à 140 mmHg (millimètres de mercure).

L’étude 

À défaut d’avoir à leur disposition des expériences comparant directement l’effet des hypotenseurs à celui de l’exercice physique sur la pression artérielle systolique, les scientifiques ont rassemblé 391 études (197 comparants l’exercice à un groupe contrôle, 194 comparants les médicaments à un groupe contrôle) afin de réaliser leurs calculs statistiques. Cette méthodologie peut constituer un biais, notamment parce que la qualité des protocoles est généralement meilleure dans les études sur les médicaments (double aveugle, même type de patient) que dans les études sur l’exercice (pas d’aveugle, certaines études sont réalisées avec des patients hypertendus, d’autres non).

Voici ce que ces données ont permis aux investigateurs de découvrir : 

  • Chez les adultes hypertendus, l’exercice est aussi efficace que les médicaments sur la réduction de la PAS, comparé aux groupes contrôles respectifs de chaque catégorie d'étude.
  • Il existe une dose-réponse entre baisse de la PAS et activité physique. Autrement dit : plus vous faites de sport, plus votre tension baisse.
  • Tous types d’activités (endurance, résistance, isométrie, entraînement combiné) et d’intensités (faible, modérée, haute) sont efficaces pour diminuer la PAS.

Pour les auteurs, l’effet de l’activité physique contre l’hypertension a longtemps été sous-estimé au profit des médicaments. Au vu de leurs résultats, ils suggèrent que des études comparant directement et au sein d'une même cohorte, médicaments et exercice, soient réalisées.

En pratique 

Contre une hausse de la pression artérielle, un changement de mode de vie (activité physique, alimentation, gestion du stress) est primordial. Les médicaments peuvent venir en soutien, si malgré ces changements, votre tension est toujours considérée comme "à risque"*. Plusieurs compléments, comme la co-enzyme Q10, la vitamine C et certaines plantes peuvent également s'avérer utiles. 

Lire aussi : Hypertension artérielle : le mode de vie plus important que l’âge

Marcher plus, se mettre au vélo, courir, nager mais aussi faire de la musculation sont des activités qui peuvent non seulement faire baisser la tension mais aussi faire du bien à tout le système cardiovasculaire. 

Lire aussi : Le sport sur ordonnance serait efficace

* Des controverses existent dans l'histoire des normes de la tension artérielle, pour en savoir plus lire : Seuils et cibles de pression artérielle : Chiffres sous influences. Nicolas Postel-Vinay Unité d’hypertension artérielle HEGP, 75015 Paris.

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