De simples gestes du quotidien, sans régime ni privation, suffisent à faire chuter la glycémie ou la contenir. Découvrez 6 stratégies simples à mettre en œuvre, preuves scientifiques à l’appui.
L’exercice physique peut venir au secours d’une glycémie élevée. Voici pourquoi, et comment pratiquer en toute sécurité.
Le diabète de type 2 est une maladie métabolique principalement liée au mode de vie, et qui se caractérise par une élévation chronique de la glycémie sanguine. Cette maladie est largement associée au mode de vie "occidental", en particulier sédentarité et consommation excessive de calories, d’aliments ultra-transformés, avec déficit en fibres et végétaux. Elle est précédée d’une phase intermédiaire appelée « prédiabète ».
Dans tous les cas, l’origine de la glycémie élevée réside dans ce qu’on appelle la résistance à l’insuline, c’est-à-dire l’impossibilité pour cette hormone sécrétée par le pancréas d’amener les cellules musculaires à accepter plus de sucre sanguin.
Diabète et prédiabète s’accompagnent souvent d’un excès de graisses corporelles, qui sont parfois simplement localisées autour de la taille (les « faux maigres »). Lorsque le seuil de réserves de graisse sous-cutanée, qui est propre à chacun, est dépassé, la graisse viscérale (interne) se développe, envahit les organes comme le foie et le pancréas, ce qui conduit au diabète.
Les médecins diagnostiquent diabète et prédiabète de plusieurs manières, mais il en existe deux principales :
Un prédiabète, et un diabète d’apparition récente peuvent souvent être inversés en modifiant son mode de vie, comme l’ont montré les études conduites à l’université de Newcastle. La plupart des diabétiques peuvent aussi contrôler leur maladie en associant traitements et changements de mode de vie : alimentation, et… exercice.
Lorsque le sucre sanguin est élevé, toute forme d'exercice physique est généralement recommandée car l’exercice favorise l'équilibre glycémique et entraîne une diminution de l'hémoglobine glyquée HbA1c. La raison en est que l’exercice améliore le transport et l'utilisation du glucose musculaire et réduit la résistance à l’insuline.
Une activité physique régulière améliore également la pression artérielle, le métabolisme des lipides et aide à perdre ou stabiliser le poids corporel.
L'American Diabetes Association et l'American College of Sports Medicine recommandent environ 150 minutes par semaine d'entraînement aérobie d'intensité moyenne et 2-3 séances par semaine de musculation. Or les patients évoquent souvent un manque de temps.
Les activités d’endurance (marche, jogging, vélo, natation, tennis…) sont généralement prescrites en première intention pour améliorer les taux d’hémoglobine glyquée. Mais en réalité les effets de ce type d’activité sur la sensibilité à l’insuline sont temporaires : les valeurs d’insuline retrouvent leur niveau d’origine après 72 h. Ce type d’activité n’est donc réellement efficace qu’avec une pratique régulière. Peut-on conseiller mieux aux prédiabétiques et aux diabétiques ?
Une étude suédoise récente de l’Institut Karolinska à Stockholm a cherché à identifier précisément le régime d’entraînement qui confère les adaptations métaboliques les plus bénéfiques aux personnes atteintes de diabète ; elle a évalué les effets de différents types d’exercice et états nutritionnels sur le contrôle glycémique.
Selon cette étude, l’activité d’endurance d’intensité moyenne augmente le nombre des mitochondries et améliore les capacités respiratoires, alors qu’un entraînement fractionné de haute intensité (HIIT, High Intensity Interval Training) augmente la force musculaire.
Les chercheurs ont constaté que la combinaison d’une activité d’endurance et de HIIT donnait la plus forte réduction des taux de HbA1C après 4 mois : - 0,9 %, à comparer à - 0,4 % pour l’endurance seule, et - 0,5 % pour le HIIT seule. La sensibilité à l’insuline était également accrue : + 70 %, soit bien mieux que les + 20% obtenus avec les seules pratiques d’activité d’endurance ou de HIIT.
De plus, le HIIT conférait une meilleure réponse de l’insuline avec une plus faible contrainte de temps. Ainsi, en pratiquant 1,5 h de HIIT par semaine pendant 3 mois, la glycémie était réduite dans les mêmes proportions qu’avec 4,5 h d’endurance par semaine au cours de la même période.
L’intérêt du HIIT est justement de réduire le temps d'entraînement en alternant des périodes de travail courtes à intensité élevée avec des périodes de récupération. Selon les témoignages, les sujets pratiquants le HIIT trouvaient les séances plus exigeantes mais plus gratifiantes que de longues sessions de sport d’intensité moyenne.
Les chercheurs ont regardé ce qu’il se passait lorsqu’on associait la pratique du HIIT à l’entraînement à glycogène bas (« Training Low ») chez des athlètes en bonne santé et chez des diabétiques de type 2. Cette pratique consiste à effectuer des séances d’entraînement avec de faibles réserves musculaires en glycogène. Pour le Dr Kuhn qui promeut cette méthode dans Ultra Performance, « le principal avantage est la flexibilité. On devient capable de brûler beaucoup de lipides mais sans perdre la capacité à utiliser les glucides. »
Concrètement, les sujets pratiquaient soit la tactique dite du « Sleep Low Glycogen » : une séance de HIIT en soirée, suivi d’un jeûne nocturne, puis une deuxième séance de HIIT le lendemain matin à jeun, ou bien la tactique « Twice a day Glycogen » : deux séances de HIIT effectuées dans la même journée.
Les sujets diabétiques ont vu leur sensibilité à l’insuline s’améliorer plus en s’entraînant avec un glycogène bas qu’en ayant pris un repas. Leurs cellules n’avaient pas besoin de sécréter autant d’insuline pour abaisser le taux de sucre dans le sang. S’entraîner à jeun peut donc être bénéfique pour aider à améliorer la glycémie.
Si vous souhaitez augmenter l’intensité de vos séances d’exercices et ainsi diminuer la durée que vous y consacrez, tout en retirant des bénéfices équivalents sur le contrôle glycémique, voici un exemple d’entraînement de 30 minutes sur vélo stationnaire :
Pour éviter l’hypoglycémie après voire pendant l’exercice, une personne diabétique doit devrait vérifier ses glycémies avant, pendant et après l’exercice. La glycémie préexercice est particulièrement importante. Dans le cas d’une hypoglycémie pendant l’exercice, cessez l’effort, corrigez la glycémie avec du sucre à absorption rapide et de l’eau et cessez l’activité en cours.
Les auteurs de l’étude appellent les personnes diabétiques à consulter leur médecin avant de débuter toute nouvelle forme d’exercice. Toutefois, il est bien établi que toute activité physique, quelles qu’en soient la durée, l’intensité ou le moment de la journée où elle est pratiquée est bénéfique pour la santé et contribue à améliorer le contrôle de la glycémie et prévenir les complications à long terme du diabète de type 2.
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De simples gestes du quotidien, sans régime ni privation, suffisent à faire chuter la glycémie ou la contenir. Découvrez 6 stratégies simples à mettre en œuvre, preuves scientifiques à l’appui.
L’alimentation est le principal facteur qui influence la glycémie. Mais se concentrer uniquement sur ce qu’on mange, c’est passer à côté d’une partie du tableau : d’autres éléments du quotidien influencent le taux de glucose dans le sang. Les identifier permet de se donner les moyens d'agir.
En complément des traitements médicamenteux ou nutritionnels, certaines plantes s'avèrent efficaces pour diminuer la glycémie à jeun ainsi que d'autres paramètres du diabète de type 2. Voici 12 extraits végétaux amis de votre glycémie selon les études scientifiques.