Diabète de type 2 : causes et symptômes

Par Marie-Charlotte Rivet Bonjean Publié le 12/11/2018 Mis à jour le 12/11/2018
L'essentiel

La prévalence du diabète de type 2 ne cesse d’augmenter en raison du développement de la sédentarité, de la malnutrition et de l’obésité. Mais qu’appelle-t-on diabète de type 2 ? Quels sont les causes et les facteurs de risques ? 

Egalement appelé « diabète non insulinodépendant » (DNID), le diabète de type 2 se caractérise par la présence en excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). 
On parle aussi de diabète de l’âge mûr car cette maladie apparaît généralement après 40 ans avec un pic entre 75 et 79 ans (contrairement au diabète de type 1 qui apparaît dès l’enfance). Cependant, elle touche aussi des personnes plus jeunes, de plus en plus souvent d’ailleurs, y compris des adolescents, voire des enfants. 

Comment se développe un diabète de type 2 ? 

Maladie qui reste silencieuse pendant de nombreuses années, le diabète est précédé d’une baisse de la sensibilité des cellules de l’organisme à l’insuline (l’hormone de régulation du taux de sucre sanguin ou glycémie) que l’on appelle insulinorésistance. Cette baisse de la sensibilité est souvent due à la présence de « graisse viscérale » (au niveau du ventre) et une trop grande sédentarité. 

A cause de cette insulinorésistance, les cellules du pancréas qui produisent cette hormone doivent sécréter de plus en plus d’insuline pour tenter de compenser la baisse. Ce cercle vicieux continue jusqu’à l’épuisement : le pancréas ne peut plus en synthétiser suffisamment et le taux de sucre sanguin reste haut de manière chronique. 

Cette hyperglycémie prolongée peut entraîner à long terme des effets néfastes pour l’organisme, mais elle n’est dépistée souvent qu’après que les dégâts ont commencé car les symptômes ne se déclenchent que tardivement. 

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Quels sont ses symptômes ? 

Comme la maladie se développe de manière lente et asymptomatique, les symptômes arrivent très tardivement. Voici les principaux : 

  • Augmentation de la soif et de la miction : l’hyperglycémie prolongée provoque une accumulation de sucre dans le sang qui entraîne une perturbation dans l’équilibre osmotique de l’organisme. Les reins vont ainsi beaucoup plus filtrer le sang pour essayer d’éliminer le sucre en excès, ce qui augmente le besoin d’eau, et pousse à boire et uriner plus que d’habitude.
  • Augmentation de la faim : les tissus ne reçoivent plus de sucre et perdent de l’énergie, cela déclenche une sensation de faim intense, et chronique.
  • Fatigue : les cellules ne reçoivent plus l’énergie nécessaire et donc se fatiguent plus vite.
  • Vision trouble.
  • Difficulté à cicatriser / infections récurrentes.
  • Zone de peau foncée (Acanthosis nigricans) : certaines personnes présentent des tâches foncées et veloutées dans les replis de la peau (le plus souvent au niveau des aisselles et du cou).

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Quels sont les facteurs de risque du diabète de type 2 ? 

Une mauvaise alimentation peut entraîner un diabète de type 2, cependant il y a d’autres facteurs : 

  • Le surpoids/l’obésité : les personnes ayant un excès de poids, surtout lorsque la masse grasse se situe préférentiellement au niveau abdominal, des hanches et des cuisses ont plus de risques.
  • La génétique : les antécédents familiaux de diabète de type 2 augmentent le risque d’être touché par cette maladie.
  • L’âge : après 40 ans, le risque augmente plus. 
  • La sédentarité : un mode de vie sédentaire accompagné d’une consommation élevée de calories favorise la survenue de cette maladie.

Quels sont les complications du diabète de type 2 ? 

Le diabète de type 2 peut être facile à ignorer, surtout au premier stade. Mais un taux de sucre sanguin chroniquement élevé ou mal contrôlé impacte, à terme, de nombreux organes : cœur, foie, reins, yeux, vaisseaux sanguins… Les complications du diabète se développent progressivement, elles peuvent être invalidantes ou même mettre la vie du patient en danger. Voici les principales : 

  • Des troubles cardiovasculaires. Le diabète augmente considérablement le risque de problèmes au niveau du cœur et des vaisseaux : maladies coronariennes, douleurs thoraciques, angine de poitrine, accident vasculaire cérébral (AVC), crise cardiaque, rétrécissement des artères (athérosclérose), hypertension… 
  • Des lésions nerveuses (neuropathies). L’hyperglycémie endommages les vaisseaux capillaires sanguins ce qui peut causer des picotements, des engourdissements, des brûlures voire des douleurs dans les membres, le plus souvent dans les jambes. Ce phénomène commence souvent au niveau des doigts de pied avant de remonter vers le haut. Une glycémie mal contrôlée peut provoquer ce qu’on nomme parfois les « pieds diabétiques », c’est-à-dire une nécrose des tissus au niveau des pieds. Dans les cas les plus graves, cela peut finir par une amputation des membres nécrosés. Il existe parfois des dommages au niveau des nerfs qui contrôlent la digestion, provoquant des nausées, des vomissements, des pertes d’appétit, des diarrhées, des constipations. 
  • Des lésions rénales (néphropathie). Les reins comportent des millions de capillaires sanguins permettant de filtrer le sang. L’hyperglycémie prolongée endommage le système de filtration, entraînant une insuffisance rénale passagère pouvant devenir chronique. Ce phénomène peut aboutir à l’incapacité des reins à travailler seuls et donc nécessiter une dialyse et/ou une transplantation. 
  • Des lésions aux yeux. Les yeux sont composés de capillaires eux aussi, l’hyperglycémie prolongée peut donc les abîmer, endommager la rétine jusqu’à provoquer la cécité ou d’autres troubles visuels graves comme la cataracte et le glaucome. 
  • Des problèmes auditifs : ils sont plus fréquents chez les diabétiques.
  • Des affections de la peau : le diabète rend la peau plus vulnérable et entraîne des difficultés de cicatrisation ce qui augmente le risque d’infections bactériennes et fongiques. 
  • La maladie d’Alzheimer : le lien n’est toujours pas clair entre le diabète et cette maladie neurodégénérative, mais plusieurs études ont montré qu’un mauvais contrôle de la glycémie augmentait le risque d’Alzheimer. 

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