Abandonnées dans les années 70, les recherches sur les atouts thérapeutiques des psychédéliques reviennent sur le devant de la scène ces dernières années, portées par une demande accrue en psychiatrie.
Les symptômes de dépression des étudiants peuvent s’améliorer avec des exercices aérobie, de la méditation ou des pratiques traditionnelles chinoises comme le Taï chi.
Avant la pandémie de COVID, les symptômes dépressifs étaient déjà fréquents chez les jeunes, touchant entre 17 % et 34 % des étudiants européens et américains. Mais la situation semble s'être encore aggravée depuis un an et la santé mentale des étudiants s’est dégradée. L’isolement, les difficultés à suivre les cours à distance, le contexte général anxiogène, les inquiétudes pour l’avenir, fragilisent le moral des jeunes adultes. Des cas de suicides ont ébranlé l’opinion publique récemment.
Les difficultés psychologiques rencontrées par les étudiants risquent d’avoir un impact sur leur réussite universitaire et leur avenir professionnel. C’est pourquoi il est particulièrement important de trouver des solutions pour aider ces jeunes en souffrance. Si les antidépresseurs sont recommandés en cas de dépression, ils conduisent aussi à des effets secondaires. Pourrait-il y avoir des pratiques plus douces pour aider ces jeunes ?
Des chercheurs chinois publient dans la revue Medicine un article sur les moyens non-médicamenteux de soutenir le moral des étudiants. Ils ont sélectionné 44 études sur le sujet, testant les pratiques suivantes : exercices en aérobie (17 articles), exercices traditionnels chinois comme le Tai chi et le Qi gong (21 articles) et méditation (6 articles).
Les exercices en aérobie sont des mouvements d’endurance comme le jogging ou le vélo. Les exercices traditionnels chinois, comme le Taï chi et le Qi gong, sont des techniques corps-esprit qui combinent des mouvements en aérobie avec des exercices de respiration abdominale. Ces pratiques sont très populaires en Asie et au-delà, qu’elles soient associées ou non à la spiritualité. L’intensité de ces exercices est modérée, ce qui fait que le rythme cardiaque ne s’emballe pas. Les mouvements lents aident à la relaxation, à la concentration et à la conscience de soi.
La méditation, héritée du bouddhisme, peut être pratiquée en-dehors de tout contexte spirituel, avec la méditation de pleine conscience, ou mindfulness. Elle consiste à se concentrer sur son souffle et à accepter ses pensées sans les juger, en cultivant une forme de détachement, d’équanimité. La méditation de pleine conscience renforce la concentration, le calme, la conscience de son corps. Elle est de plus en plus employée en psychothérapie pour lutter contre les symptômes dépressifs.
Les chercheurs ont trouvé que ces trois pratiques réduisaient les symptômes dépressifs des étudiants. Les exercices en aérobie avaient surtout un effet sur le stress et l’anxiété, tandis que les pratiques traditionnelles chinoises agissaient surtout sur le stress.
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Cette recherche démontre à nouveau les bienfaits de l’exercice physique sur le mental. Le sport réduit les symptômes dépressifs, l’anxiété, et améliore l’estime de soi, le dynamisme et l’humeur. Il peut être associé à un traitement d’antidépresseurs prescrit par le médecin. Pour s'y mettre et s'y tenir, mieux vaut utiliser la force d'un groupe, en présence ou à distance : en se lançant des défis et/ou en pratiquant ensemble. Ajouter du jeu et de la bonne humeur à ces pratiques ne pourra être qu'aidant.
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