Le poids est sans conteste le facteur de risque majeur du diabète de type 2. 60 % des diabétiques sont obèses ou en surpoids. Une bonne raison de garder un œil sur sa balance. Mais le tour de taille est lui aussi un facteur à surveiller.

Des chercheurs ont observé un bénéfice à consommer de l’huile de sésame couplée à de la vitamine E contre le syndrome métabolique. Détails.
Le syndrome métabolique est défini par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un ensemble de symptômes comprenant obésité, diabète de type 2, dyslipidémie et hypertension. De plus en plus de personnes dans le monde en souffrent. Si pour endiguer sa progression, des changements de modes de vie (alimentation, sédentarité, environnement, etc.) sont nécessaires, des petits changements peuvent néanmoins apporter quelques bénéfices. Une nouvelle étude a mesuré l’impact de l’huile de sésame couplée à de la vitamine E sur les symptômes cardiométaboliques de patients atteints de ce syndrome.
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Des scientifiques iraniens ont remarqué l’augmentation phénoménale du syndrome métabolique dans leur pays ces dernières années. Pour leur étude randomisée en simple aveugle d’une durée de 8 semaines, ils ont recruté 75 personnes malades âgées de 30 à 70 ans. Les participants ont été répartis en 3 groupes distincts :
L’alimentation servie aux patients de cette étude était basée sur les recommandations alimentaires standards à savoir 55 % de glucides, 15 % de protéines, 30 % de lipides. Leur activité physique n’a pas été modifiée durant l’intervention.
Résultats : les expérimentateurs ont observé des bénéfices larges chez le groupe A par rapport au groupe B et chez le groupe B par rapport au groupe C. On note principalement une baisse du cholestérol total (marqueur controversé), des triglycérides, de la glycémie à jeun, de la résistance à l’insuline, de l’inflammation et du stress oxydant. Les auteurs expliquent cela par l’action antioxydante de la vitamine E ainsi que les lignanes et les acides gras insaturés contenus dans l’huile de sésame.
Néanmoins, on peut apporter une critique à cette expérience : le groupe contrôle a reçu de l’huile de tournesol qui contient beaucoup plus d’oméga-6 que l’huile de sésame. Ces derniers sont connus pour leurs effets pro-inflammatoires. Pas étonnant que l'huile de sésame fasse mieux. L’huile d’arachide ayant un profil lipidique plus proche de cette dernière, il aurait pu être judicieux de l’utiliser à la place voire de choisir une huile dont on connaît déjà les vertus santé telle que l'huile d'olive.
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LaNutrition ne recommande pas la consommation d'huile de sésame comme corps gras principal du fait de sa teneur élevée en acides gras oméga-6. Dans La Meilleure façon de manger, nous conseillons d'assaisonner avec de l’huile de colza (ou une huile riche en oméga-3) et de l'huile d'olive et d'utiliser huiles d'olive et le cas échéant un peu de graisses saturées (huile de coco, beurre, etc.) pour la cuisson.
Pour améliorer un syndrome métabolique, mieux vaut miser sur un changement de régime alimentaire (méditerranéen par exemple), et sur une activité physique soutenue et régulière.
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Olivier Persin, diététicien convaincu de l’intérêt d’utiliser l’index glycémique dans la gestion du diabète, a effectué plusieurs stages dans les services de diabétologie d’institutions hospitalières. Là, il s’est rendu compte du gouffre qui existe entre ce qui devrait être systématiquement proposé au patient diabétique et ce qui est réellement appliqué. Témoignage.
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