Et si éviter l’infarctus dépendait en grande partie de vos habitudes quotidiennes ? Une étude de grande ampleur montre que cinq comportements permettraient de prévenir jusqu’à 80 % des crises cardiaques chez les hommes.
Selon une étude de l’Université de Göteborg (Suède), les personnes qui font quatre heures d’exercice par semaine après leur AVC obtiennent une meilleure récupération fonctionnelle en six mois.
De manière générale, l'activité physique réduit considérablement le risque de mortalité toutes causes confondues, mais aussi pour des causes cardiovasculaires.
Après un accident vasculaire cérébral (AVC), la plupart des patients souffrent de séquelles physiques et psychologiques, ce qui peut réduire leur activité physique : environ 40 % des survivants d'un AVC ont déclaré être physiquement inactifs un an après leur attaque.
Or une étude suédoise montre que les victimes d'un AVC peuvent tirer de nombreux avantages de l'exercice physique.
Les chiffres noirs de l’AVC en France (source : Inserm)
140 000 AVC par an en France
1e cause de handicap acquis chez l’adulte
40 % des victimes gardent des séquelles importantes
1e cause de mortalité chez la femme (2e cause de mortalité dans l’ensemble de la population)
Cette étude parue dans JAMA Network Open se base sur les données de 1 500 patients victimes d’AVC dans 35 hôpitaux suédois. Les patients inclus ont été traités en Suède entre 2014 et 2019. Ils ont été regroupés en fonction de leurs habitudes d’activité physique post-AVC.
Les résultats montrent qu’une activité physique accrue ou maintenue, avec quatre heures d’exercice par semaine, a doublé les chances des patients de bien récupérer six mois après un AVC. Les hommes et les personnes avec une cognition normale maintenaient plus souvent une vie active, permettant une meilleure récupération.
Précédemment, les chercheurs avaient montré que parmi les personnes victimes d’AVC, celles qui pratiquent une activité physique régulière ont des symptômes d’AVC moins graves au début de la maladie que celles qui sont sédentaires.
Ces résultats confirment l’importance de maintenir un mode de vie sain et actif après l’AVC.
Pour Dongni Buvarp, principale auteure de cette étude, les patients peuvent tirer de nombreux avantages d’une activité physique après leur AVC, quelle que soit sa gravité : « L'activité physique reprogramme favorablement le cerveau et le corps après un AVC. L'exercice améliore la récupération du corps au niveau cellulaire, augmente la force musculaire et le bien-être, et réduit le risque de chutes, de dépression et de maladies cardiovasculaires. »
L'activité physique reprogramme favorablement le cerveau et le corps après un AVC
Outre l’aspect génétique, les principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires sont : le tabac, le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité ou le surpoids, la sédentarité, la souffrance professionnelle ou familiale et les habitudes alimentaires.
Dans Comment échapper à l’infarctus et à l’AVC, le Dr Michel de Lorgeril insiste sur l’importance de l’activité physique dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Mais « chacun doit trouver son modus operandi, c’est-à-dire la façon de procéder la mieux adaptée à son âge et à ses éventuels handicaps, » explique-t-il. « Une activité physique protectrice n’est pas excessive, on ne se prépare pas à une compétition. Et ce n’est pas une punition : chacun doit trouver l’activité physique qui le rend heureux. »
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